Les forces de sécurité du Bangladesh ont pris le contrôle samedi d'un restaurant de Dacca après une prise d'otages de plusieurs heures par des terroristes islamistes.

Ce samedi matin, les forces de police aux abords du restaurant.
Ce samedi matin, les forces de police aux abords du restaurant. © Reuters

Selon la police, les six des assaillants sont morts. Au moins 13 otages ont été secourus par les forces de l’ordre. Les policiers ont lancé l'assaut dans ce restaurant du quartier de Gulshan fréquenté par des diplomates et des expatriés. Cette prise d'otages, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), aurait fait une vingtaine de morts, majoritairement italiens et japonais. Par ailleurs, dans la nuit, deux policiers ont été tués lors d’affrontement avec les hommes armés qui avaient attaqué le restaurant.

"L'opération est terminée. La situation est complètement sous contrôle"

"L'opération est terminée. La situation est complètement sous contrôle", a expliqué ce samedi le porte-parole de l'armée, Rashidul Hasan. Cependant, des assaillants pourraient être toujours en fuite, a indiqué de son côté Tuhin Mohammad Masud, un haut responsable des forces antiterroristes. "Nous avons tué six des terroristes. Le lieu principal qu'ils occupaient a été sécurisé", a-t-il expliqué. "Certains pourraient cependant être en fuite". Plus tôt dans la soirée, une dizaine d'individus armés ont attaqué le restaurant Holey Artisan Bakery de la capitale du Bangladesh faisant irruption dans l'établissement en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand). Ils ont ouvert le feu et fait usage d'explosifs.

L'organisation EI a rapidement revendiqué la fusillade et la prise d'otages

L’organisation 'EI a rapidement revendiqué la fusillade et une prise d'"otages", a annoncé Amaq, une agence de presse liée à l'organisation djihadiste. "Des commandos de l'Etat islamique attaquent un restaurant fréquenté par des étrangers dans la ville de Dacca, au Bangladesh", a relayé Amaq dans un communiqué et sur les réseaux sociaux. Le Bangladesh est frappé par une vague de meurtres de défenseurs de la laïcité, d'intellectuels et de membres de minorités religieuses, imputés à des groupes jihadistes, qui a fait plus de 50 morts ces trois dernières années.

Pour le gouvernement, la principale formation de l'opposition, le Bangladesh Nationalist Party (BNP), et à ses alliés islamistes sont responsables de ces attaques. Le mois dernier, à travers une série d'opérations contre les groupes djihadistes locaux, plus de 11.000 personnes ont été arrêtées. Ces arrestations sont jugées arbitraires par des groupes de défense des droits de l'Homme qui estiment qu'elles visaient en réalité à réduire au silence des opposants politiques.

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