Un autre attentat à Kaboul a coûté la vie à six soldats ce jeudi matin.
Un autre attentat à Kaboul a coûté la vie à six soldats ce jeudi matin. © Reuters

TÉMOIGNAGE EXCLUSIF | Un jeune kamikaze a déclenché ses explosifs jeudi dans une salle d'un lycée français de Kaboul où se jouait une pièce de théâtre, tuant au moins plusieurs personnes. Aucun Français ne figure parmi les victimes, selon le Quai d'Orsay.

Giuliano, un ressortissant italien, faisait partie de la centaine de personnes de personnes présentes sur place.Il témoigne au micro de Philippe Randé

Au milieu du spectacle, il y a eu une énorme explosion, un énorme souffle. J'ai cru que ça faisait partie du spectacle...

Après, j'ai vu de la fumée partout, du sang sur le visage de mes voisins et à ma gauche, un cadavre. J'ai vu au moins trois blessés et un mort.

Le vice-ministre afghan de l'Intérieur, le général Ayoub Salangi, a précisé que le kamikaze du lycée Esteqlal était un adolescent d'environ 17 ans. Il a actionné ses explosifs à l'intérieur du bâtiment. La victime serait un homme de nationalité étrangère mais son identité n'a pas encore pu être établie. Seize autres personnes ont été blessées.

La sécurité avait été fortement renforcée en prévision de la représentation, a expliqué le chef de la police de Kaboul, selon lequel le kamikaze pourrait avoir dissimulé les explosifs dans ses sous-vêtements.

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Le lycée Esteqlal, un des plus anciens et prestigieux de Kaboul, héberge également le Centre culturel français. Il est gardé en permanence par l'armée afghane et a accueilli cette année un débat entre les deux principaux candidats à l'élection présidentielle.

L'année la plus meurtrière depuis 2001

La capitale afghane avait déjà été secouée dans la matinée par un attentat suicide visant un car de l'armée, dans lequel six soldats afghans avaient été tués. L'attentat s'est produit dans le quartier excentré de Tarakhil, dans l'est de Kaboul. L'attaque a été revendiquée par les talibans, qui affirment que douze militaires ont péri dans l'explosion.

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Cela faisait près de deux semaines que la capitale afghane n'avait plus été le théâtre d'attaques, une période de calme inhabituelle alors que l'année en cours est la plus meurtrière depuis l'intervention internationale contre les taliban déclenchée fin 2001 par les Etats-Unis.

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