Une 2e suspect a été arrêté. Après l'attentat qui a fait 29 blessés à Londres, la police britannique a annoncé samedi avoir procédé à "une arrestation importante".

La station de Parsons Green a rouvert samedi matin, sous surveillance
La station de Parsons Green a rouvert samedi matin, sous surveillance © AFP / HIROYUKI TAIRA / YOMIURI / THE YOMIURI SHIMBUN

La police britannique a arrêté un deuxième suspect dans l'attentat à la bombe commis dans le métro londonien à Parsons Green vendredi et revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique. L'homme âgé de 21 ans a été arrêté dans la banlieue ouest de Londres, à Hounslow, aux alentours de 23h50 samedi, a précisé un communiqué de la police dimanche.

Samedi matin, un suspect âgé de 18 ans avait été arrêté, quelques heures après l'attentat qui a fait 30 blessés. La police avait précisé samedi soir qu'elle recherchait d'éventuels complices. "Notre priorité (...) est d'identifier et localiser tout autre suspect potentiel", avait déclaré Neil Basu, un responsable de l'antiterrorisme au sein de la police londonienne lors d'un point presse.

Des militaires ont été déployés dans les sites sous protection au Royaume-Uni dans le but de libérer des policiers pour mener une chasse à l'homme après l'attentat qui a fait 29 blessés dans un train vendredi à Londres.

L'enquête avance bien selon le patron de l'antiterrorisme, Mark Rowley. "Nous traquons des suspects", a-t-il dit. "Des centaines d'agents poursuivent plusieurs pistes d'enquête, en épluchant des heures d'enregistrement de vidéo-surveillance et en interrogeant les témoins", a-t-il expliqué.

Le journal Birmingham Mail a par ailleurs annoncé vendredi l'arrestation dans l'après-midi d'un homme armé d'un couteau près d'une gare ferroviaire de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre.

Vendredi à l'heure de pointe du matin, 29 personnes ont été blessées par une bombe qui a, apparemment, fait long feu, dans un train de banlieue de Londres. La détonation s'est produite vers 08h20 à la gare de Parsons Green, dans le sud-ouest de la capitale. Les blessés ont souffert de brûlures, ainsi que de contusions dues à la bousculade, mais aucun n'est dans un état grave, selon les services de santé.

L'attentat a été revendiqué par l'Etat islamique, via le canal de son organe de propagande, Amaq.

Degré d'alerte "critique"

Le degré d'alerte passe au niveau maximal, dit "critique", car les autorités britanniques redoutent un nouvel attentat de manière imminente. Cet attentat a conduit le gouvernement à prendre la décision, rare, de déployer des militaires sur les sites jugés stratégiques.

"La population va voir davantage de policiers armés dans le réseau des transports et dans nos rues(...), ce sera une mesure proportionnée qui rassurera un peu plus et permettra d'assurer une meilleure protection, le temps que l'enquête fasse son chemin", a expliqué Theresa May la Première ministre britannique.

Cinquième attentat à Londres depuis le début de l'année

Le Royaume-Uni a déjà connu depuis le début de l'année quatre attaques traitées par la police comme des actes terroristes. Elles ont fait 36 morts au total, sans compter les assaillants.

En mars à Londres, un homme a foncé sur des piétons sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier en faction devant le Parlement. En mai, un attentat suicide à la bombe à l'issue d'un concert pop à Manchester a fait 22 morts. En juin, trois islamistes ont foncé sur des piétons sur le London Bridge avant de poignarder au hasard des clients de bars ou restaurants, faisant huit morts.

En juin également, un homme au volant d'une camionnette a foncé sur des fidèles musulmans, tuant une personne. En juillet 2005, 52 personnes avaient péri dans des attentats suicides commis par des djihadistes dans trois rames du métro de Londres et un autobus.

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