La première personne interpellée après l'attaque d'un camion sur le marché de Noël de Berlin, en Allemagne lundi soir ne serait pas le chauffeur.

La chancelière Angela Merkel s'est rendue lundi matin sur les lieux de l'attaque
La chancelière Angela Merkel s'est rendue lundi matin sur les lieux de l'attaque © AFP / Tobias SCHWARZ

"Nous avons probablement un dangereux criminel dans la nature, et bien sûr cela inquiète la population" : c'est ce qu'a déclaré mardi le responsable de la police locale de Berlin, Klaus Kandt, lors d'une conférence de presse.

Malgré l'arrestation d'un suspect lundi soir peu après l'attaque par camion du marché de Noël qui a fait 12 morts, "nous devons nous faire à l'idée que le suspect n'est peut-être pas l'auteur, ou qu'il n'appartient pas au groupe qui a perpétré l'attaque" a déclaré le procureur général d'Allemagne, Peter Frank, émettant ainsi l'hypothèse qu'un groupe soit à l'origine de cet attentat.

Le conducteur victime de coups

Le suspect interpellé est un homme d'origine Pakistanaise qui est arrivé en Allemagne début 2016 en tant que réfugié. Mais selon plusieurs sources locales, il nie catégoriquement les faits, et pourrait ne pas être l'auteur de l'attentat. La police a donc appelé les habitants, sur son compte Twitter, à rester vigilants.

En outre, le ressortissant Polonais qui a été retrouvé mort dans la cabine du camion était bien le conducteur "habituel" du véhicule, et portait bien des traces de coups sur le corps, selon l'entreprise de transports pour laquelle il travaillait – et dont le véhicule a donc servi à commettre l'attentat. "La police m'a dit qu'il y avait aussi une blessure par balle", a-t-il ajouté.

Merkel confirme que l'attaque est terroriste

Plus tôt dans la journée, la chancelière Angela Merkel avait affirmé qu'il "y a beaucoup de choses que nous ne savons pas encore avec suffisamment de certitude mais nous devons, en l'état actuel des choses, partir du principe qu'il s'agissait d'une attaque terroriste". Elle a ajouté qu'il "serait particulièrement dur pour nous tous de le supporter s'il était confirmé que la personne qui a commis cet acte était quelqu'un qui a demandé protection et asile".

Mardi lors de l'ouverture de la séance parlementaire à l'Assemblée nationale, à Paris, les députés ont observé une minute de silence en hommage aux personnes tuées et blessées dans cette attaque.

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