Boylston Street, mémorial aux victimes de l'attentat du Marathon de Boston
Boylston Street, mémorial aux victimes de l'attentat du Marathon de Boston © REUTERS/Bryan Snyder

Djokhar Tsarnaev aurait commencé à répondre par écrit aux questions des enquêteurs, c’est ce que rapportent ce matin les médias américains.

Le jeune homme de 19 ans, toujours hospitalisé dans un état grave, blessés notamment à la gorge et qui a perdu beaucoup de sang et intubé, est interrogé sur d’éventuels complices et d’autres bombes que lui et son frère Tamerlan –tué jeudi dans une fusillade avec la police à Watertown– auraient pu placer.

Selon le chef de la police de Boston, Ed Davis, les frères Tsarnaev que l’on soupçonne d’avoir fait exploser deux bombes ors du Marathon de Boston qui a tué trois personnes et en en a blessé 180 autres, étaient équipés pour perpétrer un autre attentat avec des "engins explosifs artisanaux" notamment des "grenades à main artisanales qu'ils ont lancées en direction des policiers". Quatre engins explosifs auraient été découverts.

Djokhar Tsarnaev est sous le coup d'une "inhonction de sécurité pûblique" mais sera vite considéré comme un détenu normal

L'analyse de Fabienne Sintes

Le FBI se retrouve sous le feu des critiques depuis que l’on a appris que la Russie avait signalé les agissements de Tamerlan Tsarnaev aux services américains. Interrogé, il n’a pas été surveillé à son retour à Boston en juillet 2012 après un voyage de six mois en Daguestan et en Tchétchénie. L'été dernier, il avait passé au moins un mois à Makhatchkala, capitale du Daghestan, république en proie à un soulèvement islamiste, officiellement pour aider son père à rénover son appartement sur les bords de la mer Caspienne. Les autorités russes avaient demandé en 2012 au FBI de faire des vérifications sur le jeune homme de 26 ans, fondées "sur une information selon laquelle il était un partisan de l'islam radical et un fervent croyant et qu'il avait drastiquement changé en 2010", a précisé la police fédérale, qui, faute de trouver des détails compromettants, avait relâché sa vigilance.

Les autorités russes ont indiqué dimanche n'avoir trouvé aucun lien entre les frères Tsarnaev et la rébellion du Caucase. Le commandement de la rébellion au Daguestan a de son côté déclaré dans un communiqué que les rebelles caucasiens "ne mènent pas d'opérations militaires contre les Etats-Unis d'Amérique".

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