Classé en 2015 comme le troisième aéroport européen, Atatürk dispose d’un système de contrôle performant, pourtant mis en échec par le triple attentat survenu mardi soir

Atatürk, troisième aéroport d'Europe
Atatürk, troisième aéroport d'Europe © Reuters / Murad Sezer

L’aéroport Atatürk d’Istanbul bénéficie d’une situation géographique propice, et d’un trafic de passagers important : avec ses 61,3 millions de passagers, il est désormais le troisième aéroport le plus important d'Europe, après Londres-Heathrow et Paris-Roissy Charles de Gaulle (selon les chiffres du Airports Council International). Il est également à la 11e place des aéroports les plus fréquentés de la planète.

Un développement fulgurant

En 7 ans, l’aéroport Atatürk est devenu la principale porte d’entrée de la Turquie, avec un développement fulgurant, puisqu’en 2008 il ne comptait encore que 28,6 millions de passagers. Le tiers de son trafic s’appuie par ailleurs sur son important marché intérieur, et son principal client, la compagnie Turkish Airlines (THY) est en pleine croissance économique.

Pour tenir son rang, l’aéroport stambouliote est aussi l’un des plus sécurisé au monde, équipé de deux systèmes de contrôles au rayon X : l’un à l’entrée du terminal, l’autre après le passage de la police aux frontières. Trois étapes pour limiter au maximum le risque d’attentat, mais qui ont été largement éprouvées par l’attentat de mardi soir : les kamikazes ont actionné leur charge explosive lors du premier point de contrôle, causant ainsi la mort de 41 personnes.

Au lendemain de l’attentat, alors que ce mercredi a été déclaré jour de deuil national, la vitesse à laquelle les activités de l’aéroport ont repris -seulement quelques heures après le drame- fait désormais polémique, tandis qu'aucune réelle mesure de sécurité n'a été mise en place.

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