Londres est sous le choc de l'attaque terroriste perpétré sur le London Bridge. Plusieurs Français, notamment, sont à compter parmi les victimes de cet attentat déjà revendiqué.

L'attaque terroriste du London Bridge est la troisième en trois mois perpétrée sur le sol britannique
L'attaque terroriste du London Bridge est la troisième en trois mois perpétrée sur le sol britannique © AFP / John MACDOUGAL

Les autorités britanniques poursuivent leur enquête lundi après l'attentat à Londres, revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a fait samedi sept morts et des dizaines de blessés à quelques jours des élections législatives. Ce nouvel attentat est le troisième en moins de trois mois au Royaume-Uni, après ceux perpétré le 22 mai à Manchester, et un autre, deux mois plus tôt, le 22 mars, dans le quartier de Westminster avec l'aide d'une voiture bélier.

Cette fois, le drame a éclaté vers 22 h, alors que la finale de la Ligue des champions de football venait de s'achever et qu'un public nombreux était encore dans les pubs de Borough Market, quartier branché de la rive sud de la Tamise. Les assaillants, trois hommes, ont d'abord foncé dans la foule sur le London Bridge à bord d'une camionnette blanche. Ils en sont ensuite sortis, armés de lames "assez longues" pour poignarder plusieurs personnes au hasard dans le quartier voisin de Borough Market, avant d'être finalement abattus par la police. Le bilan est lourd: sept morts et 48 blessés ( dont 21 graves), 36 victimes sont toujours hospitalisés dans 5 établissements londoniens.

Un Français tué, sept blessés, un autre porté disparu

Parmi les personnes tuées figurent un Canadien et un Français, un jeune homme de 27 ans originaire de Saint-Malo. Sept Français ont été blessés, dont quatre grièvement, ainsi que deux Allemands, un Australien et un Espagnol. Un autre Français est porté "disparu", a dit le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Parmi les victimes, Daniel O'Neill 23 ans, jeune consultant en ressources humaines, blessé par un coup de couteau de 18 cm lors de cette attaque et pris en charge aux urgences du King’s Cross Hospital. Marion L’Hour a pu rencontrer sa mère Elizabeth O'Neill, qui raconte son agression, et estime qu'il y aura aussi des blessures émotionnelles :

Mais nous sommes des Londoniens, vous savez. On a survécu aux raids allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, à d'autres attaques terroristes. On va continuer à boire joyeusement notre thé, merci beaucoup, et ils ne nous battront pas

►LIRE AUSSI | La bière comme un acte de résistance

Selon son entourage, Jean-Yves Le Drian doit se rendre lundi après-midi à Londres pour y rencontrer les familles des victimes, des blessés et son homologue Boris Johnson. Les Londoniens, eux, rendront hommage aux victimes ce lundi au cours d'une veillée organisée 18 h (heure de Londres).

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.