rpt-la france paie son engagement au mali avec les prises d’otages, selon françois hollande
rpt-la france paie son engagement au mali avec les prises d’otages, selon françois hollande © reuters

Avec le début de l'opération française en Centrafrique, on pensait le Mali pacifié. Erreur : tôt ce matin, une attaque à la voiture piégée a tué deux soldats africains de la force de l'Onu au Mali. Des Casques bleus et des soldats maliens ont été blessés.

"Pour le moment, nous comptons au moins deux morts et plusieurs blessés parmi les troupes africaines de la Minusma", annonce laconiquement une source au sein de la force de l'ONU depuis Gao. "Il y a également des blessés parmi les militaires maliens".

Un véhicule piégé s'est en fait jeté sur la seule banque de Kidal, au nord-est du pays. Le kamikaze est mort dans l'explosion, tout comme deux des soldats de l'Onu qui gardaient le site. Sur place, des soldats ségénalais des Casques bleux disent avoir vu "un corps brûlé". Le kamikaze, arrivé par l'Est de la ville, a "tout de suite foncé sur la banque".

Les précisions de l'envoyé spécial de RFI à Bamako, David Baché

L'attentat s'est produit à la veille du second tous des législatives dans le pays, censées permettre un retour à l'ordre au Mali. En mars 2012, tout le système politique du pays avait été mis en pause par un coup d'état, qui avait fait tomber le nord du pays aux mains des djihadistes. Les forces françaises étaient ensuite intervenues pour rétablir un certain équilibre.

L'attentat a été rapidement condamné par François Hollande, qui parle d'un "acte odieux" qui "ne peut rester sans suite".

Une situation toujours complexe dans le nord

Kidal
Kidal © Radio France

Cet attentat survient à la veille du second tour des élections législatives qui doit sceller le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, interrompu par un coup d'Etat qui, en mars 2012, avait précipité la chute du nord aux mains de groupes jihadistes.

Il se produit aussi au moment où l'armée française, qui intervient au Mali depuis presque un an pour chasser ces groupes, mène depuis plusieurs jours une opération anti-jihadistes au nord de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali.

La ville de Kidal, fief de la communauté touareg et de sa rébellion du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) est en principe sous contrôle de l'ONU, des soldats français de l'opération Serval et les Maliens. Mais de nombreux groupes armés sont encore présents sur place, notamment Aqmi, responsable de la mort de deux journalistes français le 2 novembre.

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