Un commando armé a ouvert le feu sur un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays, tuant une trentaine de personnes et faisant plus de 60 blessés. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque, l'une des plus meurtrières dans le pays depuis huit ans.

Des membres d'une fanfare récupèrent leurs instruments après l'attaque mortelle en marge de leur défilé
Des membres d'une fanfare récupèrent leurs instruments après l'attaque mortelle en marge de leur défilé © AFP / Morteza Jaberian / ISNA

Ça devait être une grande parade militaire, sous le soleil, pour commémorer le début de la guerre Iran-Irak le 22 septembre 80... Mais tout à coup, devant les caméras qui retransmettent la cérémonie en direct dans le sud-ouest de l'Iran, non loin de la frontière irakienne, un petit groupe d'assaillants tire sur la foule et les soldats qui défilent.

La fusillade dure plusieurs minutes. Des femmes et des enfants sont touchés. Le bilan est lourd, plus d'une vingtaine de morts (29, selon la télévision d'État) et plusieurs dizaines de blessés. L’attaque a d’abord été attribuée à un groupuscule local hostile au pouvoir, avant d’être revendiquée par l'organisation État islamique, pour l'instant sans preuve de son implication.

L'Iran blessé mais conforté dans son action militaire

Les autorités désignent, elles, la mainmise des régimes étrangers. Selon sa rhétorique habituelle, le régime désigne comme responsables les Saoudiens, "parrains régionaux du terrorisme" et leur allié américain.

Dans un communiqué officiel, le président iranien Hassan Rohani promet "une réponse terrible" suite à cet attentat. "Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre", assure-t-il. Un peu plus tôt, son ministre des Affaires étrangères dénonçait "des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger".

Ce bain de sang fragilise l'Iran, qui avait fait de sa stabilité un atout dans une région en ébullition. Mais il conforte aussi son engagement militaire sur le terrain, notamment en Syrie, au nom de la lutte contre le terrorisme.

C'est d'ailleurs que devrait plaider Hassan Rohani, qui s'envole dimanche pour l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

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