Patrouilles et interventions de la police  dans le centre ville de Bruxelles (illustration)
Patrouilles et interventions de la police dans le centre ville de Bruxelles (illustration) © MaxPPP

L’enquête se poursuit en Belgique dans la foulée des attentats de Paris et ce sont maintenant cinq personnes qui ont été interpellées au total depuis dimanche soir à Bruxelles, dont deux frères arrêtés dimanche soir après une longue perquisition dans le centre de Bruxelles, dans le cadre de l'enquête liée aux attentats de Paris.

L’enquête se poursuit en Belgique dans la foulée des attentats de Paris : après des révélations hier matin sur Salah Abdeslam qui aurait été contrôlé trois fois par la police française lors de sa fuite de Paris vers Bruxelles le 14 au matin, on apprenait dimanche soir que deux nouveaux suspects avaient été interpellés dans la capitale belge.

Perquisition « renforcée »

C’est une perquisition de longue durée qu’a mené hier soir la police fédérale belge de 17 à 23 heures dans un quartier du centre-ville de Bruxelles, très précisément dans la rue de la Clef, située à deux cent cinquante mètres de Molenbeek-Saint-Jean. Une perquisition qualifiée de « renforcée » avec déploiement d’au moins un blindé de la police fédérale et des forces spéciales d’intervention, puis l’établissement d’un large périmètre de sécurité et l’évacuation temporaire d’une partie des résidents de la rue de la Clef.

Salah Abdeslam toujours en fuite

Au bilan de cette perquisition, deux personnes ont été interpellées et emmenées pour audition selon le procureur fédéral qui ne donne pas plus de détails. Il s’agirait de deux frères. Salah Abdeslam n’est pas l’un deux. La semaine passée, la RTBF affirmait que Salah Abdeslam avait réussi à passer à travers les mailles du filet tendu à Molenbeek par la police au début de sa cavale. Au total, les autorités belges ont inculpé et écroué huit personnes soupçonnées d'avoir apporté une aide aux auteurs des attentats de Paris, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Une cachette improvisée et un nouveau nom

Abdelhamid Abaaoud se serait caché quatre jour et trois dans des fourrés proches d'une zone industrielle d'Aubervilliers. Selon le Parisien, l'homme, toujours considéré comme le cerveau des attentats, aurait improvisé cette cachette pendant que sa cousine, Hasna Aït Boulahcen, se démenait pour lui trouver un point de chute. Les policiers, mis sur sa piste grâce à un renseignement, ont pu vérifier la véracité de l'information en voyant Abdelhamid Abaaoud sortir de son buisson le 17 novembre au soir pour rejoindre sa nouvelle planque de Saint-Denis.

Le Parisien toujours révèle que les tueurs du Bataclan auraient pu être en contact avec un djihadiste français jusqu'ici inconnu dans ce dossier. Le nom de cet homme, c'est un des otages du Bataclan qui s'en est souvenu. Il aurait été prononcé par l'un des kamikazes. il s'agirait d'un homme parti en Syrie en 2013 et l'un proche de Samy Amimour.

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