Le Mali et l'armée française sont en désaccord suite à une opération de Barkhane menant à la mort de quinze djihadistes. Mais selon les terroristes, les victimes du raid étaient en vérité des otages maliens détenus depuis des mois.

Certaines sources affirment que les terroristes tués étaient en réalité des soldats maliens otages.
Certaines sources affirment que les terroristes tués étaient en réalité des soldats maliens otages. © AFP / Handout / ECPAD

Il y a une quinzaine de jours, l'armée française annonçait avoir mené, avec succès, une opération dans le Nord du Mali, dans la région d'Abeïbara, contre un groupe terroriste. Une opération aérienne et terrestre menée dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier qui s'était soldée par la neutralisation de 15 terroristes (tués ou capturés, selon l'armée) appartenant au groupe Ansar Eddine. 

Sauf que l'organisation djihadiste dirigée par Iyad Ag Ghali, le GSIM, affirme, elle, que ce sont ses otages, des soldats maliens, qui ont été tués. Une information confirmée par les autorités de Bamako, mais pas côté français.

c'est donc un vrai dialogue de sourds qui s'est engagé entre la France et le Mali après la controverse lancée par les terroristes. Le GSIM affirme que les victimes tuées dans le raid mené par les soldats de Barkhane sont en réalité 11 soldats maliens et onze combattants, des soldats capturés ces 16 derniers mois par le groupe terroriste.

Des soldats qui auraient fait défection

D'autres sources, citées par l'agence de presse Reuters, parlent de militaires qui auraient fait défection pour rejoindre les djihadistes. Pour   l'état-major français des armées, c'est tout bonnement de la manipulation. Mais depuis, le ministre malien de la défense a confirmé la mort de soldats maliens détenus par  des terroriste. Tiéna Coulibaly s'est même entretenu avec l'ambassadrice de France au Mali ; les deux parties ont convenu d'améliorer leur communication, afin d'éviter un tel événement dans le futur.

Impossible d'en savoir plus aujourd'hui, l'état-major français des armées maintient qu'en amont, il y a eu un travail précis de renseignement et que 15 terroristes ont bien été mis hors de combat.

En revanche, selon l'état-major, aucune présence de militaires maliens n'avait été détectée avant l'opération.

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