Un homme reçoit sa carte électorale au Mali, Senou 29 juin 2013
Un homme reçoit sa carte électorale au Mali, Senou 29 juin 2013 © Reuters

C'est dans un contexte tendu que va se dérouler, dimanche, le premier tour de l'élection présidentielle au Mali. 7 millions d'électeurs sont appelés à voter alors que le pays peine à sortir du chaos. Le Nord, notamment, a vu nombre de ses habitants fuir les jihadistes.

Comment organiser un scrutin présidentiel après 18 mois de crise marquée par une rébellion touareg puis une intervention militaire française pour chasser les islamistes ? Sans oublier que l'Etat n'existe presque plus dans le Nord du territoire.

Pourtant, dimanche, le Mali ouvre le 1er tour de l'élection qui concerne 7 millions de votants. Le but : choisir le successeur de Dioncounda Traoré, président par intérim.

Ban KI-moon, patron de l'ONU a d'ors et déjà admis que l'élection serait "imparfaite".

Le chaos du Nord

La grande inconnue de ce scrutin c'est le vote dans le Nord, où les jihadistes ont fait fuir une grande partie des habitants, notamment dans la vilile de Gao.

Le reportage, sur place, de Philippe Randé

Le problème c'est aussi les relations tendues entre les communautés noires, majoritaires, les Arabes et les Touaregs, souvent assimilés aux islamistes.

Si les élections ont été maintenues si tôt malgré la situation chaotique, c'est surtout parce que la France a fait pression pour que le calendrier, fixé par François Hollande, soit respecté.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.