L'état d'urgence imposé au Mali depuis janvier a été levé vendredi à minuit afin que puisse débuter aujourd'hui la campagne en vue de l'élection présidentielle prévue le 28 juillet. Vingt-huit candidats dont quatre anciens Premiers ministres sont en lice.

L'état d'urgence avait été instauré au début de l'année après le lancement de l'opération militaire française Serval visant à reprendre les positions tenues par des groupes islamistes dans le nord du pays.

Dans la nuit de vendredi, il a été levé pour permettre la tenue du calendrier électoral, comme l'explique le capitaine Modibo Naman Traoré.

La situation militaire est maintenant stabilisée et la levée de l'état d'urgence va permettre aux candidats à l'élection présidentielle de faire campagne

Les explications de David Bache

La sécurité n'est cependant pas totalement rétablie dans tout le pays et deux points de contrôle tenus par la Minusma, la force de paix de l'Onu, ont été attaqués samedi par des hommes armés à Kidal. Les deux attaques simultanées ont été repoussées, a précisé un porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado.

Des experts se sont interrogés sur les conditions d'organisation du scrutin du 28 juillet, surtout dans le nord du pays, mais les nations occidentales conduites par la France et les Etats-Unis insistent pour que le calendrier soit tenu.

Kidal pose problème

L'un des candidats à la présidentielle, l'ancien négociateur du gouvernement Tiébilé Dramé, a demandé un report de l'élection, invoquant notamment l'insécurité à Kidal.

L'armée malienne a repris position vendredi dans ce bastion des insurgés touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Quelque 200 soldats maliens sont arrivés dans le camp militaire de la ville à bord d'une vingtaine de camions pickup et des partisans du MNLA se sont rassemblés devant l'entrée du camp en signe de protestation.

Le gouvernement de Bamako et les rebelles ont signé le 18 juin un accord prévoyant le retour de l'administration civile et de l'armée à Kidal d'ici au scrutin du 28 juillet, qui est censé parachever le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'Etat militaire de mars 2012.

Lundi dernier, les Nations unies ont officiellement pris le relais de la force de maintien de la paix africaine au Mali pour consolider les efforts de stabilisation du pays. Des forces françaises resteront présentes au Mali, en appui de la Minusma, pour poursuivre la traque des rebelles islamistes qui seraient retranchés aux confins de l'Algérie et du Niger.

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