Choul Laam,  porte parole du  SPLM , le parti au pouvoir au Sud Soudan.
Choul Laam, porte parole du SPLM , le parti au pouvoir au Sud Soudan. © Dominique André
**L’indépendance du Soudan du Sud en 2011 n’a pas mis fin aux conflits. Les combats entre l’armée et les rebelles continuent, alors que l’Union Africaine a lancé un ultimatum pour que des pourparlers soient engagés. Ils pourraient débuter mardi.** Le conflit est, au départ, politique : une rivalité entre le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar. Limogé en juillet, ce dernier reproche au président de vouloir éliminer ses rivaux. Le président Kiir, quant à lui, accuse son rival de coup d'Etat... Résultat : [ce sont les armes qui parlent au Sud-Soudan, avec le spectre d'une guerre ethnique](http://www.franceinter.fr/depeche-massacre-viols-et-executions-au-soudan-du-sud). Le président Kiir est issu de la tribu Dinka tandis que son ex-vice président appartient à celle des Nuer. Du coup, le scénario catastrophe est en train de se produire. Choul Laam, un porte-parole du parti au pouvoir, le SPLM. > S’il y n’y a pas une désescalade, il pourrait y avoir des massacres en masse de civils
L'Union africaine parle d'imposer des sanctions ciblées aux fauteurs de trouble, mais pour Choul Laam, ce n’est pas forcément la bonne solution. > Les sanctions ne vont pas aider, elles vont toucher les gens qui doivent être protégés en ce moment
Les deux chefs rivaux sud-soudanais sont attendus mardi pour des pourparlers de paix en Ethiopie, même si le cessez-le feu semble encore bien loin. Riek Machar affirme d'ailleurs ne pas s'y rendre personnellement. Les rebelles disent avoir repris mardi le contrôle de la ville stratégique de Bor, à l’Est du Soudan du Sud, ce que dément l’armée sud-soudanaise, et avancer sur la capitale, Juba.
Au Sud-Soudan, le spectre d’une guerre ethnique
Au Sud-Soudan, le spectre d’une guerre ethnique © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.