À la veille du Super Tuesday, étape décisive des primaires républicaines aux États-Unis, Donald Trump semble bien parti pour rafler la mise.

Et ce, malgré ses dérapages à répétition, notamment sur les musulmans, les poussant à se mobiliser politiquement.

Mosquée d'Irving, Texas
Mosquée d'Irving, Texas © Google Maps

C'est un immense cube de béton surplombé d'un minaret, à côté du réservioir d'eau de la petite ville d'Irving, dans la grande banlieue de Dallas. Mohamed s'en souvient en tremblant : c'était il y a quelques semaines, sur le trottoir devant la mosquée. Une dizaine d'hommes sont arrivés, armés, cagoulés, vociférant des insultes contre les musulmans.

Il y a eu des photos dans le journal local de ce jeune garçon et de sa mère qui rentraient dans la mosquée suivis par un type masqué avec son flingue. Je ne sais pas comment on réagirait si la même chose s'était passée devant une église. C'est dingue !

Les agressions anti-musulmans se sont multipliées aux États-Unis depuis l'attaque terroriste de San Bernardino, en décembre dernier. Le Texas, pourtant considéré comme une terre d'accueil, a même lancé une procédure pour refuser l'arrivée de quelques dizaines de réfugiés syriens, par peur d'une infiltration djihadiste.

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#USA2016 : les musulmans du Texas

Par Claude Guibal

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Les démocrates favoris des musulmans

Ici, dans le Texas ultra-conservateur et très évangéliste, les attaques de Donald Trump contre les musulmans, qu'il voudrait faire interdire de territoire, ont trouvé de l'écho. Pour y répondre, les musulmans, jusqu'ici peu impliqués dans la politique et souvent abstentionnistes, ont commencé à s'organiser. Cair, la plus grosse association musulmane du pays, souvent qualifiée "d'islamiste", a même édité un guide pour voter, avec un comparatif de candidats.

Sans surprise, ses favoris sont démocrates : Hillary Clinton et Bernie Sanders.

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