Des milliers de vénézuéliens ont défilé mercredi à travers le pays pour réclamer le départ du président Maduro. Des manifestations endeuillées par la mort de trois personnes.

Incidents entre manifestants et forces de l'ordre, lors de la "Mère de toutes les marches" dans les rues de Caracas, Venezuela.
Incidents entre manifestants et forces de l'ordre, lors de la "Mère de toutes les marches" dans les rues de Caracas, Venezuela. © AFP / Carlos Garcia Rawlins

Au Venezuela, l'opposition continue de réclamer le départ du président Nicolas Maduro et appelle la population à se rassembler une nouvelle fois, après la manifestation d'ampleur, "la Mère de toutes les marches" qui a eu lieu mercredi à Caracas et dans d'autres villes du pays, dans un climat extrêmement tendu : les accès à la capitale ont été bloqués par un important déploiement policier et militaire, qui repoussait avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc les manifestants, lesquels répliquaient avec des pierres et des cocktails Molotov. Les forces de l'ordre ont annoncé avoir procédé à une trentaine d'arrestations.

Tirs à bout portant sur des manifestants

En plus de ces affrontements, deux personnes ont aussi trouvé la mort dans ce contexte de révolte sociale : un adolescent de 17 ans et une jeune femme de 23 ans ont été tués, respectivement à Caracas et San Cristobal (ouest, à la frontière avec la Colombie) par les tirs d'inconnus cagoulés à moto. D'après des témoins, les tireurs font partie dans les deux cas des "colectivos", des groupes de civils armés par le gouvernement selon l'opposition. Parallèlement, un militaire a été tué par des manifestants dans la périphérie de Caracas.

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Des troubles sporadiques se sont poursuivis dans la nuit de mercredi à jeudi dans certains quartiers de Caracas et d'autres villes, avec des pillages de boulangeries et supermarchés. Huit personnes ont été tuées et plus de 500 arrêtées en trois semaines, selon l'ONG Foro Penal, dans ce pays qui vit une grave crise politique et économique. L'opposition, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, veut obtenir le départ anticipé du président socialiste.

Le Venezuela au bord du chaos ?
Le Venezuela au bord du chaos ? © Visactu / Visactu
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