la france tente d'arrêter les massacres en centrafrique
la france tente d'arrêter les massacres en centrafrique © reuters

Les troupes françaises vont commencer aujourd'hui à désarmer les milices et les rebelles. Cela se fera par la force s'il le faut. 1600 Français sont déployés dans le pays.

Sur place, une partie des groupes armés ont commencé à se fondre dans la population. La tension est palpable. Malgré les patrouilles, les civils ont peur. On parle de 400 morts ces trois derniers jours. A chaque fois, des morts violentes. Les milices Sélékas sont pointées du doigt.

Olivier Poujade, l'un de nos envoyés spéciaux, a embarqué dans une compagnie de parachutistes pour patrouiller dans la capitale Bangui

1600 soldats français

François Hollande a annoncé que l'opération Sangaris engagerait 1600 militaires français, soit 400 de plus que prévu pour désarmer ces groupes et ces milices. Même chose pour la force multinationale d'interposition africaine portée à 6000 hommes.

Il y a urgence à agir car les massacres se poursuivent dans certaines parties de Bangui, la capitale centrafricaine. Chaque matin, depuis trois jours, les cadavres jonchent le bord des rues.

Mathilde Lemaire s’est rendue à l’hôpital communautaire de Bangui, la capitale centrafricaine

Vers un changement de pouvoir ?

En Centrafrique, le président actuel Michel Djotodia a décrété un deuil national de trois jours en mémoire des quelques 300 victimes des massacres de ces derniers jours. Mais sa présidence ne tient plus qu'à un fil. Hier soir dans son allocution à l'issue du sommet France Afrique, François Hollande lui a pratiquement dit "dégage". Il a jugé qu'on ne pouvait pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire et a laissé faire.

1 600 soldats français en Centrafrique
1 600 soldats français en Centrafrique © Radio France
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