Tous les 10 000 ans environ, on peut observer des trous noirs "gloutons", les plus massifs, en train d'avaler les gaz voire des étoiles à proximité. Dernière observation en date, du jamais vu à un milliard d'années lumière de la Terre : une averse de nuages intergalactiques en pleine chute dans le trou noir...

On doit cette découverte au téléscope radiométrique ALMA, situé au Chili, et vous ne pourrez malheureusement en voir aucune photo. L'appareil observe en effet dans le domaine submillimétrique, entre l'infrarouge et les ondes radios, impossible donc de présenter une image de ce phénomène quasi météorologique... À part des vues d'artistes comme celle-ci.

Vue d'artiste du trou noir
Vue d'artiste du trou noir © NRAO/AUI/NSF; Dana Berry/SkyWorks; ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)

La scène se passe dans un paysage assez démesuré.Imaginez un amas de 50 à 100 galaxies rassemblées, avec au centre de la plus massive, un énorme noir massif. Une espèce de monstre qui fait 300 millions de fois la masse du Soleil ...

De la pluie spatiale devant un gigantesque réverbère

Ce trou noir, quand il avale de la matière, émet une lumière intense et agit comme un phare. Une petite comparaison pour mieux comprendre : si vous regardez la pluie tomber la nuit, vous ne la verrez pas... Sauf si vous vous trouvez devant un réverbère. La lumière qui jaillit du trou noir agit de la même manière : c'est grâce à elle que les scientifiques ont pu voir tomber une pluie de nuages de gaz froid.

Pourquoi du gaz froid qui tombe ? Vraisemblement parce qu'il était à l'origine chaud (10 millions de degrés celsius), comme toute matière qui se forme. La température maintient la pression et l'équilibre. Mais quand cette matière se refroidit, la pression chute et l'équilibre est rompu. Les gaz se déversent, comme la pluie. C'est cette scène que le télescope ALMA a permis d'observer pour la toute première fois, confortant ainsi les suppositions des astronomes.

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