élection présidentielle en syrie
élection présidentielle en syrie © reuters

Bachar Al-Assad a annoncé via la télévision d’Etat une amnistie générale, la plus vaste depuis le début du conflit il y a plus de quatre ans. Cette amnistie pourrait concerner des dizaines de milliers de détenus, emprisonnés dans les geôles du régime, avec ou sans jugement, pour "terrorisme" y compris les combattants étrangers sur le sol syrien.

Des condamnations à mort seront commuées en peines de prison à vue, certaines peines seront réduites et des condamnés libérés. 50000 à 100 000 personnes seraient concernées selon les chiffres.

Jusqu’à présent, les quatre précédentes amnisties avaient exclu tous ceux qui étaient poursuivis dans le cadre de la loi anti-terrorisme du régime. Les combattants étrangers ont un mois pour se rendre au régime.

Les habitants de Damas partagés après la réélection de Bachar Al-Assad, reportage de Valérie Crova

Les organisations de défense des Droits de l’Homme restent très méfiantes sur l’application de cette amnistie, les précédentes n’ayant pas conduit aux libérations espérées. Elles dénoncent également de nombreux cas de torture.

Cette décision « d’ouverture » de Bachar Al-Assad intervient une semaine après sa réélection pour un troisième mandat de sept ans. L’élection présidentielle qui s’est tenue uniquement dans les zones tenues par le régime, a été qualifiée de"parodie de la démocratie" par l’opposition et les pays occidentaux.

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