Le président syrien a donné une interview exclusive à un journaliste de l'AFP dans laquelle il accuse les Occidentaux d'avoir "monté toute l'histoire" de l'attaque chimique.

Le président syrien a donné une interview exclusive à un journaliste de l'AFP
Le président syrien a donné une interview exclusive à un journaliste de l'AFP © AFP /

"Tout au long de notre histoire, nous n'avons jamais utilisé notre arsenal chimique"

Pour Bachar al-Assad il s'agit d'accusations calomnieuses de l'occident qui n'ont visé qu'a préparer le terrain à des frappes américaines contre son armée. Le Président syrien assure que son pays ne possède plus d'armes chimiques depuis leur destruction en 2013 et que même s'il en avait possédé, il ne les aurait jamais utilisées. Son armée n'est donc pas responsable, explique-t-il, du raid sur Khan Cheikhoun le 4 avril, qui a fait au moins 87 morts, dont 31 enfants. Des images de corps convulsés qui ont choqué l'opinion internationale.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Khan Cheikhoun n'est que la deuxième attaque chimique la plus meurtrière depuis le début du conflit en 2011, après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1.400 morts dans la banlieue de Damas en 2013.

"Une histoire fabriquée pour avoir un prétexte pour attaquer"

Bachar al-Assad insiste : "Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos que nous avons vues sont vraies ou truquées. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé qu'une enquête soit menée à Khan Cheikhoun. [...] Les allégations viennent d'Al-Qaïda. Nous n'avons donc pas besoin de mener une enquête pour en savoir l'origine". Selon le président syrien "les Etats-Unis ont monté toute cette histoire pour s'en servir de prétexte à l'attaque" menée le 7 avril contre une base aérienne dans le centre du pays.

"Les Etats-Unis soutiennent les terroristes"

Au cours de cette interview exclusive, réalisée mercredi dans son bureau au cœur de Damas, Bachar al-Assad a insisté longuement sur ce qui est pour lui "une fabrication à 100%" de la part de "l''Occident, principalement les Etats-Unis, complice des terroristes" d'Al-Qaïda. Une attaque qui n' pas mis à mal son armée, selon lui : "Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n'a pas été affectée par cette frappe", a-t-il affirmé.

Pour l'administration américaine, il n'y a "pas de doute" sur la responsabilité du régime dans l'attaque chimique. Donald Trump a jugé "possible" que la Russie, principal allié de Damas, ait été au courant de cette attaque. Moscou qui a mis son véto jeudi à une résolution du Conseil de sécurité réclamant la coopération de Damas à l'enquête. Alors que Bachar al-Assad affirme vouloir oeuvre avec les Russes pour une enquête internationale...

Les grandes dates du régime de Bachar al-Assad
Les grandes dates du régime de Bachar al-Assad © AFP
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