Bachar Al-Assad
Bachar Al-Assad © REUTERS/SANA/Handout via Reuters

Bachar Al-Assad a prêté serment aujourd'hui et prononcé un discours inaugural à l'occasion de son investiture pour son troisième mandat. C'est une victoire symbolique car le pays est ravagé par la guerre civile. L'analyse de Christian Chesnot.

Pour l'opposition syrienne, l'investiture de Bachar Al-Assad est un non-événement, après sa réélection du 3 juin dénoncée comme une "farce électorale". Sauf que rien ne va plus pour l'insurrection. Sur le terrain, elle a été laminée par les djihadistes qui ont créé un califat dans l'est du pays et en Irak. Bachar Al-Assad a obtenu ce qu'il voulait : transformer la crise en une confrontation entre son régime et Al-Qaïda.

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Sur le terrain, le pouvoir syrien a le contrôle

L'investiture aujourd'hui du président syrien ne va pas changer grand chose sur le terrain. En position de force, il va poursuivre sa stratégie de contre-insurrection pour sanctuariser les grands axes routiers. Le pouvoir syrien contrôle désormais la majeure partie du pays "utile" et s'est fixé comme objectif dans les prochains mois la reprise d'Alep la grande ville du nord, où les rebelles sont aujourd'hui quasiment encerclés. L'idée du régime est de les repousser à la périphérie du pays, notamment à la frontière avec la Turquie, une stratégie de terre brûlée qui aggrave la situation humanitaire mais qui permet à Bachar de rester en place et d'entamer un troisième mandat, en somme, une victoire à la Pyrrhus.

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