EXCLU FRANCE INTER - Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est rendu aux Bahamas ce samedi, dont une partie des îles, ont été à 90% détruites par l'ouragan Dorian il y a deux semaines. Le secrétaire général appelle à "reconnaître que le changement climatique s'accélère et à inverser la tendance".

Antonio Guterres en visite aux Bahamas ce samedi
Antonio Guterres en visite aux Bahamas ce samedi © Radio France / Gilles Gallinaro

C'est un paysage à 90% détruit que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a découvert ce samedi. Le responsable des Nations unies était en visite sur l'archipel qui a été frappé de plein fouet il y a deux semaines par l'ouragan Dorian. Les îles du nord de cet État, Grand Bahama et surtout Abaco, ont été ravagées, et leurs habitants ont dû partir pour l'île de Nassau ou pour la Floride. 

Le secrétaire général de l'ONU a donc visité des îles quasiment désertes. Il s'est confié au micro en exclusivité de Thibault Lefèvre avec Gilles Gallinaro : 

J’ai vu de nombreuses inondations, tremblements de terre, des ouragans et leurs conséquences un peu partout dans le monde, et je dois dire que que le niveau de destruction ici, c’est du jamais vu.

Pour Antonio Guterres, il est évident que ces "catastrophes naturelles d'une intensité inégalée" sont liées au réchauffement climatique. "C’est donc le moment de reconnaître que le changement climatique s’accélère et d’inverser la tendance", explique-t-il, appelant à être "plus engagés et à changer nos comportements que ce soit au niveau de la politique énergétique, de l’agriculture, de l’industrie ou des transports", et, plus globalement, à respecter la nature :

"Si nous ne la respectons pas, la Nature nous frappe violemment" 

Antonio Guterres à son arrivée aux Bahamas
Antonio Guterres à son arrivée aux Bahamas © Radio France / Gilles Gallinaro

Sur son compte Twitter un peu plus tôt, le secrétaire général des Nations Unies avait déclaré que l'ouragan "n'était pas de force 5, mais de force Enfer". Il avait par ailleurs souligné que les Bahamas sont un bon exemple du fait que les pays les plus touchés sont aussi, souvent, ceux qui émettent le moins de gaz à effet de serre. 

Ce week-end, les Bahamas devaient également être à nouveau touchés par un phénomène météorologique violent : la tempête tropicale Humberto devait amener sur ces mêmes îles de fortes pluies et des vents jusqu'à 85km/h. Des intempéries bien moindres que celles provoquées par Dorian, mais qui ralentissent les opérations de secours et de déblayage.

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