Barack Obama et la fille du révérend Clementa Pinckney
Barack Obama et la fille du révérend Clementa Pinckney © Reuters / Jonathan Ernst

Dix jours après l'attentat de Charleston qui a coûté la vie à neuf Américains dans une église de la communauté noire, le président des États-Unis a entonné l'hymne chrétien "Amazing Grace" lors de l'élogue funèbre du pasteur Clementa Pinckney.

Ce sera sans doute l'un des discours les plus mémorables du passage de Barack Obama à la Maison Blanche. Le premier président noir de l'Histoire des États-Unis a tenu à rendre hommage personnellement aux victimes de la tuerie de Charleston en prononçant l'éloge funèbredu pasteur Clementa Pinckney, tué en même temps que huit de ses paroissiens par Dylann Roof, un jeune homme de 21 ans poussé par des motivations racistes.

Un cri contre le racisme américain

Le moment le plus fort de cette soirée de recueillement, c'est sans doute cet instant où Barack Obama cesse de parler... et chante l'hymne chrétien "Amazing Grace" avant d'être rejoint par l'ensemble de l'assemblée.

Le président a appelé ses compatriotes à en finir avec les symboles de l'oppression et du racisme, un travail déjà entamé avec le débat sur le fameux drapeau confédéré, symbole des années sombres de l'esclavage, qui flotte encore sur beaucoup de bâtiments officiels du Sud américain. Ce drapeau, a dit Obama, est "un rappel de l'oppression systématique et de l'asservissement racial ".

Trop longtemps nous avons été aveugles devant la souffrance que le drapeau confédéré a suscité auprès de trop nombreux de nos compatriotes. En descendant ce drapeau, nous exprimons la volonté de Dieu.

Après la tuerie de l'école Sandy Hook de Nextown (26 morts dont 20 enfants en 2012), Barack Obama avait tenté en vain d'imposer une réforme de la sacro-sainte législation sur les armes. Hier soir,il a de nouveau regretté que les Américains restent aveugles à la violence des armes à feu et au "carnage" qu'elles provoquent.

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