Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août.
Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août. © Reuters / Kevin Lamarque

Sans surprise, les élections de mi-mandat permettent aux républicains de reprendre l'assemblée américaine. Ils conservent aussi la majorité à la Chambre des représentants, obligeant Barack Obama à cohabiter avec deux chambres d'opposition.

C'est un vote de colère dont les premières victimes sont les démocrates. Dans un sondage à la sortie des urnes, 80 % des Américains se disent mécontents du Congrès, et les deux tiers pensent que le pays va dans la mauvaise direction. Le ressentiment est partout, et partout le parti du président subit des pertes.

Selon une projection Reuters/Ipsos, les républicains devraient obtenir au moins 52 sièges sur les 100 du Sénat dont un tiers (36) était renouvelé mardi.

Dans l'ouest, le Montana, le Dakota du Sud, le Colorado élisent un sénateur républicain. Dans le sud, l'Arkansas (l'État des Clinton) change également de couleur. Même l'État d'Obama, l'Illinois, a éliminé le candidat démocrate.

En Caroline du Nord, c'est également une défaite, plus que symbolique : c'était selon Barack Obama lui-même un État-clé de cette élection. "Si nous perdons la Caroline du Nord, alors nous perdons le Sénat, et les républicains seront maître du programme", avait lancé le président américain.

Victoire républicaine aux élections de mi-mandat
Victoire républicaine aux élections de mi-mandat © Radio France

Vers un compromis nécessaire ?

La victoire des républicains est d'autant plus significative que leur dirigeant au Sénat, l'élu du Kentucky Mitch McConnell, l'emporte avec une confortable avance. Ce sera son sixième mandat et il sera probablement le prochain président du Sénat, le visage de l'opposition à Barack Obama.

Dans sa première déclaration, il souligne toutefois l'obligation de travailler ensemble, et se veut le messager de l'Amérique.

Vous serez entendu à Washington. Si vous regardez de près cette campagne, c'est de cela dont il s'agit : pas de moi ni de mon adversaire, mais d'un gouvernement auquel les gens ne font plus confiance. Depuis trop longtemps, cette administration essaie de dire au peuple ce qui est bon pour lui.

Sans attendre, le chef des démocrates au Sénat, Harry Reid, a appelé Mitch McConnell pour le féliciter.

Le message des électeurs est clair: ils veulent que nous travaillions ensemble. J'ai hâte de travailler avec le sénateur McConnell pour que des choses soient faites pour la classe moyenne.

Cette coopération renforcée peut-elle fonctionner ? Réponse avec Soufian Alsabbagh, spécialiste de la droite américaine (contacté par Dominique André)

Barack Obama recevra dès vendredi à la Maison Blanche les représentants républicains et démocrates du Congrès.

Le système politique américain
Le système politique américain © IDÉ
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