Barack Obama est à Paris ce samedi. Il déjeune avec Emmanuel Macron, puis animera ce soir une conférence à la Maison de Radio France à l'invitation du groupe Napoléon. Un groupe qui rassemble environ 800 chefs d'entreprises, issus du monde de la pub et de la communication. Son intervention devrait durer une heure.

Barack Obama est ce samedi 2 décembre à Paris
Barack Obama est ce samedi 2 décembre à Paris © AFP / MONEY SHARMA

Pour un ancien président américain, Barack Obama est plutôt jeune : 56 ans. 

Il vit toujours à Washington, avec sa femme et ses deux filles, dans une grande maison en briques rouges qu'ils ont achetée pour plus de huit millions de dollars. Le couple entend y rester jusqu'à la sortie du lycée de sa plus jeune fille, Sasha.  Contrairement aux autres présidents par le passé, il n'est pas retourné dans sa ville natale (Honolulu) ou sa ville de coeur (Chicago). 

Obama se démarque également des autres ex-présidents en poursuivant son engagement politique.

Conférencier de luxe

En août, Barack Obama aurait facturé 340 000 euros une intervention à New York devant les clients de la banque d’investissement Northern Trust. Il a fait des conférences en Corée du Sud, au Japon, mais aussi à Wall Street, où l'une de ses conférences sur la couverture maladie à  l'initiative de Cantor Fitzgerald a d'ailleurs fait polémique, pour un ex-président dont la fortune est estimée à 12 millions de dollars.  

Le secret reste entier sur le montant qu'il a perçu pour son intervention ce samedi à Radio France

Le 1er décembre, l'ancien président américain est à New Delhi pour débattre avec plusieurs centaines de jeunes chefs d'entreprise indiens. Puis après son passage par Paris, retour dans sa ville de cœur, Chicago, pour un dîner le 5 décembre avec le Club Economique de la ville.   

Obama se lance aussi dans les œuvres caritatives comme par exemple i date de l'époque de Gerald Ford, qui était devenu membre du conseil d'administration de la 20th Century Fox et d'American Express après avoir quitté la Maison blanche en 1977. Cette tradition a été perpétuée et accentuée sous Reagan, et les montants des prestations ont commencé à atteindre des sommets.  

►REGARDER : La mini bio de Barack Obama (en anglais)

Des œuvres de charité, des livres

Barack Obama a également créé sa Fondation "pour les citoyens"dont il a organisé le premier sommet le 31 octobre dernier à Chicago. 

Obama se lance aussi dans les oeuvres caritatives comme par exemple la réunion sur scène de cinq anciens présidents pour lever des fonds en faveur des victimes des ouragans Irma, Harvey et Maria aux Etats-Unis et dans les Caraïbes. 

Le 44ème président américain écrit également ses mémoires dans la grande tradition des anciens présidents. Avec son épouse Michelle, ils auraient signé des contrats littéraires pour 60 millions de dollars.

Mais la politique n'est pas loin

Obama avait prévenu : il s'exprimerait sur la politique lorsqu'il le jugerait utile "en tant que citoyen" :

En septembre, il dénonçait la décision "cruelle" de Donald Trump après sa remise en cause du programme permettant à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers (les Dreamers) d’étudier et de travailler aux États-Unis :

Il profite aussi de ses conférences pour se prononcer contre la volonté de l'administration Trump de revenir sur Obamacare, l'assurance santé pour tous, tout en reconnaissant que le système qu'il a lui même mis en place n'est "pas parfait".

À New Delhi, Obama s'est également permis des remarques sur Donald Trump sans jamais le citer :

Lorsqu'un participant lui demande si Twitter a changé le monde d'une manière positive ou au contraire négative, Obama a répondu : 

Vous savez, j'ai environ 100 millions de followers sur Twitter, bien plus que certains qui l'utilisent pourtant beaucoup plus !

Bien entendu, il faisait allusion à Donald Trump et sa frénésie de commenter tous les événements, d'annoncer ses décisions, et de s'adresser aux dirigeants étrangers via le réseau social. Allusion également au fait que Trump ne compte "que" 44 millions de followers. Et d'ajouter :

Il faut réfléchir avant de tweeter. Ne dites pas la première chose qui vous vient à l'esprit !

Obama a également évoqué le réchauffement climatique. Là aussi, sans jamais nommer Trump, il est revenu sur l'Accord de Paris, dont Trump s'est désengagé en juin dernier, estimant que cet Accord offrait à "nos enfants une chance incroyable".

Il garde son humour...

... y compris quand il présente lors du dernier dîner des correspondants de presse à la Maison blanche ses plans pour son départ en retraite : 

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