Barack Obama est entré en campagne cette nuit à Philadelphie pour soutenir la candidature de la démocrate Hillary Clinton à la Maison Blanche en novembre.

Hillary Clinton l'a rejoint sur scène en fin de discours. Les deux alliés se sont ensuite enlacés et ont joint leurs mains.
Hillary Clinton l'a rejoint sur scène en fin de discours. Les deux alliés se sont ensuite enlacés et ont joint leurs mains. © Maxppp / PETE MAROVICH

L’actuel Président des Etats-Unis a dénoncé, lors d’un discours de 45 minutes, le "démagogue" républicain Donald Trump, pour mettre en avant la solide expérience de son ancienne secrétaire d'Etat.

"Je peux dire en toute confiance que jamais un homme ou une femme n'a été aussi qualifié qu'Hillary Clinton pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique", a souligné Obama.

"L'Amérique est déjà grande, l'Amérique est déjà forte", a-t-il scandé faisant référence au slogan du candidat républicain. "Et je vous le promets, notre force, notre grandeur ne dépendent pas de Donald Trump (...) Nous ne voulons pas d'un souverain", a-t-il dit sous les applaudissements extrêmement nourris des milliers de délégués réunis dans la salle du Wells Fargo Center.

Hillary Clinton l'a rejoint sur scène en fin de discours. Les deux alliés se sont ensuite enlacés et ont joint leurs mains. "L'Amérique que je connais est pleine de courage, a poursuivi Barack Obama, d'optimisme et d'ingéniosité".

La candidate des Démocrates est souvent critiquée pour être trop calculatrice, trop froide. Mais l’actuel chef des Etats-Unis a insisté pour que tous les électeurs du parti la soutiennent et se mobilisent le 8 novembre, même "s'ils ne sont pas d'accord avec elle sur tout". "Je sais qu'Hillary n'arrêtera pas tant que l'EI (groupe Etat islamique) ne sera pas détruit. Elle ira jusqu'au bout de la mission, et elle le fera sans recourir à la torture et sans interdire à des religions entières d'entrer sur notre territoire".

"Rien ne vous prépare véritablement aux exigences du Bureau ovale (...) Mais Hillary a été présente dans cette pièce, elle a pris part aux décisions", a-t-il rappelé au sujet des quatre années d'Hillary Clinton à la tête de la diplomatie américaine.

Le sénateur Tim Kaine, candidat à la vice-présidence, s’est lui aussi exprimé dans la nuit de mercredi à jeudi. Après avoir souligné les qualités de Clinton, il évoquait lors de ce meeting le candidat Trump avec ces quelques mots : "Vous ne pouvez pas croire un seul mot qui sort de la bouche de Donald Trump. Notre pays est trop grand pour être confié à un beau parleur aux promesses creuses, un bulldozer adepte de l'autopromotion."

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