Le gouvernement régional catalan a assuré dimanche que la cellule responsable des attentats de Barcelone et Cambrils a été neutralisée, malgré la fuite du principal suspect.

La maison qui a explosé à Alcanar était bien l'endroit où la cellule préparait des attentats de plus grande ampleur. 120 bonbonnes de gaz propane y ont été retrouvées.
La maison qui a explosé à Alcanar était bien l'endroit où la cellule préparait des attentats de plus grande ampleur. 120 bonbonnes de gaz propane y ont été retrouvées. © AFP / JOSE JORDAN

Le responsable des affaires intérieures en Catalogne, Joaquim Forn, a assuré dimanche de la neutralisation de la cellule responsable des attentats terroristes en Espagne. Au troisième jour de deuil national après la mort de 14 personnes à Barcelone et à Cambrils, les enquêteurs ont retrouvé 120 bonbonnes de gaz propane et assurent avoir mis la main sur tous les moyens qui auraient pu permettre au groupe de terroristes de mener de nouvelles actions.

Les enquêteurs pensent maintenant avec certitude que la maison d'Alcanar, à 200 km plus au sud de Barcelone, qui a explosé mercredi, était "le lieu où se préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone".

Pour l'heure, la police tente activement de localiser Younes Abouyaaqoub, un marocain de 22 ans suspecté d'être le conducteur de la camionnette qui a foncé dans la foule dans Las Ramblas. Le chef de la police régionale de Catalogne a déclaré dimanche que ses services ignoraient si l'homme recherché pour les attentats en Espagne jeudi et vendredi se trouvait encore dans le pays. "Si je savais qu'il est en Espagne et où, nous irions le chercher. Nous ne savons pas où il est", a déclaré Josep Lluis Trapero qui a également dit ne pas "exclure" l'éventualité qu'il soit passé en France.

Quatre suspects en garde à vue

La cellule compterait donc une douzaine de personnes, issues de la ville de Ripoll, une commune catalane de 10 000 habitants située aux pied des Pyrénées. Les habitants de cette ville considérée comme paisible se disent sous le choc, d'autant que ces jeunes étaient, pour certains, impliqués dans la vie locale.

En plus des douze terroristes présumés, la presse espagnole s'interroge sur le rôle de l'imam Abdelbaki Es Satty quant à la radicalisation rapide de ces enfants d'immigrés marocains.

Au moins quatre suspects étaient toujours en garde à vue, qui en Espagne, en matière de terrorisme, peut durer jusqu'à cinq jours.

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La cellule mise au jour serait composée des cinq auteurs de l'attaque de Cambrils, qui s'est produite huit heures après celle de Barcelone, tous abattus ; d'une personne tuée dans l'explosion accidentelle de gaz dans la maison à Alcanar, à 200 km sud de Barcelone ; d'une deuxième, qui pourrait aussi avoir péri ; des quatre personnes interrogées et de l'homme encore recherché.

D'après le quotidien El Pais qui cite des sources policières, l'imam de Ripoll pourrait avoir été tué dans l'explosion d'Alcanar. Mais les restes de trois personnes pourraient se trouver dans les décombres.

"La dernière fois que je l'ai vu, c'était mardi [la veille de l'explosion] et il m'a dit qu'il allait voir sa femme au Maroc", a raconté Nourddem, son colocataire, à l'AFP.

Le gouvernement a décidé samedi de maintenir le niveau d'alerte terroriste à 4, évitant son niveau maximum, 5, synonyme de risque d'attentat imminent, mais renforçant encore les mesures de protection alors que la saison touristique bat son plein.

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