La police catalane fait état de 13 morts et plus de 100 blessés blessés. Deux hommes ont été arrêtés et l'organisation Etat Islamique a revendiqué l'attentat.

L'attaque a fait au moins 13 morts et plus de 50 blessés
L'attaque a fait au moins 13 morts et plus de 50 blessés © AFP / Pau BARRENA

C’est sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone, qu'un homme au volant d'une camionnette, a foncé ce jeudi après-midi dans la foule faisant treize morts et plus de 100 blessés dont dix graves, selon un nouveau bilan transmis par le gouvernement Catalan.

Selon les médias espagnols, la fourgonnette a descendu l'avenue des Ramblas en faisant des zigzags à partir de la place de Catalogne

Le lieu de l'attaque
Le lieu de l'attaque © Visactu

Eric, ce touriste français raconte :

Un attentat revendiqué à 21h30 par le groupe Etat islamique dans un message diffusé par son organe de presse Amaq.

Deux arrestations mais pas du conducteur

Un homme a été arrêté et peu après 21h le président régional catalan Carles Puigdemont a annoncé l'arrestation d'un deuxième suspect. Les deux suspects sont un Espagnol et un Marocain. Les deux suspects ont été appréhendés dans deux villes de Catalogne, à Ripoll et Alcanar. Le premier est lié à la camionnette utilisée dans l'attentat.
Le conducteur du véhicule serait en fuite selon les autorités qui ont tenu une conférence de presse à 23h30. L'homme a quitté les lieux de l'attentat à pied et ne semblait pas armé.

Un des responsables de la police catalane a révélé qu'une explosion, liée à l'attentat, s'était produite tôt jeudi dans une maison d'Alcanar provoquant la mort d'une personne et en blessant une autre.

La zone bouclée par un cordon de sécurité

Des policiers qui avaient demandé aux commerçants à proximité de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux, les font actuellement sortir et évacuer les Ramblas. Le plus gros de la foule avait déja été repoussée au delà de place de Catalunya. Les stations de metro et de chemin de fer ont été fermées.

Le communiqué du palais royal espagnol est très clair : "Ils ne nous terroriseront pas. Toute l'Espagne est Barcelone. Les Ramblas appartiendront de nouveau à tous". Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a fait savoir qu'il était en contact avec tous les services. "La priorité: soigner les blessés des Las Ramblas et faciliter le travail des forces de sécurité".

► Le consulat général de France a mis en place un numéro d'urgence en Espagne : (00 34) 93 270 30 35.
Une cellule de crise a également été ouverte à Paris : 01.43.17.51.00

Facebook a activé son "Safety check" pour permettre, notamment aux nombreux touristes, de rassurer leurs proches, sans encombrer les lignes téléphoniques.

Les attaques à la voiture ou au camion se multiplient

Ce mode opératoire a déjà utilisé lors des attentats de Nice, Londres ou Berlin. Des attentats imputés ou revendiqués par le groupe Etat islamique. L'Espagne, troisième destination touristique au monde, n'a pas connu d'attentats depuis 2004, contrairement à d'autres capitales européennes.

Les réactions internationales de solidarité sont innombrables

Le président Emmanuel Macron a exprimé la "solidarité de la France".
"Toutes mes pensées et la solidarité de la France pour les victimes de la tragique attaque à #Barcelone. Nous restons unis et déterminés".

Donald Trump a condamné "l'attaque terroriste" et à promis l'aide des Etats-Unis aux autorités espagnoles.
"Les Etats-Unis condamnent l'attaque terroriste de Barcelone, en Espagne, et feront tout ce qui est nécessaire pour aider. Soyez courageux et forts, nous vous aimons!"

Dans un communiqué, le pape François a fait part de sa "grande préoccupation" et de sa proximité avec le peuple espagnol : "Le pape prie pour les victimes de cet attentat et désire exprimer sa proximité avec tout le peuple espagnol, en particulier les blessés et les familles des victimes".

Quant à Vladimir Poutine, le président russe a appelé appelle la communauté internationale à "unir ses efforts" pour une lutte "sans compromis contre les forces du terrorisme".

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