Béji Caïd Essebsi ce dimanche à Tunis.
Béji Caïd Essebsi ce dimanche à Tunis. © Landov/MaxPPP / ADEL

Le favori avait déjà revendiqué la victoire en fin de matinée, victoire confirmée par l'instance électorale, l'ISIE. Le candidat recueille 1,7 millions de voix, soit 55,68 % des suffrages, devant le président sortant Moncef Marzouki. La France salue le bon déroulement de l’élection.

Jusqu'ici, seul le taux de participation était certain : 59%. Le candidat de l'alliance laïque Nidaa Toun-s, Béji Caïd Essebsi, avait rapidement revendiqué la victoire, conforté par les sondages « sortie des urnes ». Son opposant, le président de transition sortant Moncef Marzouki, démentait ce résultat.

Mais l'instance électorale (ISIE) a rapidement mis fin à ce possible coup de bluff des deux côtés, en confirmant l'élection au second tour de Béji Caïd Essebsi. Celui-ci l'emporte avec une avance assez nette : 55,68 % des voix, contre 44,32 % pour son adversaire.

Ce lundi, la France, par la voix de son ministre des affaires étrangères, a félicité la Tunisie. Et salué le " bon déroulement de l’élection".

Cela ressemble à une élection démocratique, pour Pierre Vermeren, historien spécialiste du Maghreb, qui souligne également le côté historique de cette élection. Il était l'invité du journal de 13 heures d'Alain Passerel.

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Une élection historique

Essebsi était favori

Béji Caïd Essebsi, vétéran de 88 ans, est un nom relié à Bourguiba puis Ben Ali. Il fut en effet ministre d’Habib Bourguiba, le père de l’indépendance qui dirigea le pays de 1957 à 1987, et instaura le parti unique.

Son engagement, ensuite, dans le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Zine ben Ali après le coup d'État de novembre 1987 et son passage à la présidence de la chambre des députés entre 1990 et 1991, a également marqué les esprits. Après cela, il s'était retiré de la vie politique.

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Marzouki, le président sortant

À l'inverse, on reproche à Marzouki son alliance avec les islamistes d'Ennahda afin de se faire élire président de transition il y a trois ans. Ancien opposant au régime de Ben Ali, exilé plusieurs années en France, il se présente lui comme le protecteur de la "révolution de jasmin" qui a déclenché le cycle des "printemps arabes".

Le parti Ennahda, deuxième des législatives, avait choisi de ne pas présenter de candidat à la présidentielle et n'a donné aucune consignes de vote mais le camp Essebsi affirme que Marzouki a fait le plein des voix islamistes.

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