Selon un rapport publié ce mardi, un tiers des sites classés au Patrimoine mondial subissent notamment le braconnage. Or certaines espèces n'existent plus ailleurs...

Rhinocéros blanc dans un zoo indonésien
Rhinocéros blanc dans un zoo indonésien © Maxppp / Zulkarnain Xinhua News Agency/Newscom

Si ces sites ont été classés au Patrimoine mondial par l'Unesco, ce n'est pas pour rien. On y trouve, selon le WWF, "certaines des plus importantes populations restantes d'espèces végétales ou animales emblématiques du globe". Cela va du tigre (dont un tiers de la population à l'état sauvage vit sur des sites protégés), à l'éléphant d'Afrique (40 %), en passant par des espèces qui n'existent plus ailleurs à l'état sauvage, comme le rhinocéros de Java ou le marsouin de Californie.

Sauf que ces espaces reconnus comme uniques n'ont pas de protection à la hauteur, selon le rapport. Les espèces qui vivent sur ces sites "sont victimes du commerce illégal et de la surexploitation des ressources", comme dans beaucoup d'autres endroits du globe.

En Tanzanie par exemple, la réserve de Selous a perdu 90 % de ses éléphants depuis 1982. Elle est pourtant inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis cette date. Même chose à Sumatra, où 5 % des tigres de la forêt tropicale ont été tués rien qu'en 2016. Une situation qu'on retrouve même en France : les coupes illégales de bois dans le parc national de La Réunion ont aussi des conséquences dramatiques sur cette zone préservée.

Écologiquement et économiquement désastreux

On pourrait penser que cette exploitation des ressources naturelles est liée à des nécessités économiques locales, mais dans la plupart des cas, c'est même l'inverse. "Plus de 90 % de ces sites fournissent du travail grâce au tourisme, et cela dépend beaucoup de la présence sur les sites des espèces inscrites à la CITES [Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction]". Quand l'homme , en visant les animaux, se tire une balle dans le pied...

► DOCUMENT | Lire le rapport complet sur le site du WWF (PDF)

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