Bilal Hadfi s'est fait exploser près du Stade de France le 13 novembre 2015.
Bilal Hadfi s'est fait exploser près du Stade de France le 13 novembre 2015. © Sipa

D’après le journal Le Soir, ses professeurs avaient fait remonter au ministère belge de l’Éducation leurs préoccupations quant à la radicalisation du futur djihadiste.

En 5e année secondaire, les professeurs de son collège professionnel bruxellois Anneessens-Funck décrivaient Bilal Hadfi comme un apprenti motivé, intéressé et bon camarade. Un an plus tard, les mêmes enseignants évoquent un adolescent obsédé par la politique internationale, ayant renoncé à écouter de la musique, et applaudissant en classe aux exploits de Boko Haram.

En janvier 2015, Bilal Hadfi salue publiquement l’attaque à Charlie Hebdo, selon l’un de ses camarades, cité par Paris Match.

« Il disait que c’était normal, qu’il fallait que la liberté d’expression s’arrête. Que les insultes à la religion s’arrête. »

Quelques jours plus tard, Bilal Hadfi part en Syrie. Son nom apparait sur la liste des 800 Belges soupçonnés de djihadisme. Il ne reviendra en Europe que pour se faire exploser près du Stade de France, le 13 novembre. Il venait d’avoir 20 ans.

Le directeur de son établissement l’avait pourtant convoqué. Un rapport exprimant l’inquiétude du corps enseignant quant à sa radicalisation avait été transmis au ministère de l’Éducation le 27 avril. Celui-ci est resté sans suite. Une enquête parlementaire a été ouverte pour comprendre les raisons de ce dysfonctionnement.

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