Bill de Blasio
Bill de Blasio ©

Il s'appelle Bill de Blasio et est désormais le nouveau maire de New York. Elu cette nuit pour prendre la suite de Michael Bloomberg, qui achève un troisième mandat. Son principal rival était Joe Lhota, ancien premier adjoint de Rudolph Giuliani.

Une victoire incontestable puisque le candidat a tout balayé sur son passage : selon les résultats partiels, il aurait remporté 70% des suffrages.

La victoire de cet homme, qui a fait toute sa campagne en se présentant comme l'avocat des laissés-pour-compte de la reprise économique, représente une bouffée d'oxygène pour le Parti démocrate qui ne préside plus aux destinées de la Grosse pomme depuis 1994, année de l'arrivée de Rudolph Giuliani.

Le nouveau maire a donc inversé la tendance, Aurélien Colly.

Bill de Blasio a immédiatement réagi en prononçant un discours là encore fidèle à ses convictions.

Les New-Yorkais ont demandé haut et fort une nouvelle direction pour notre ville, unis dans l'idée qu'aucun New-Yorkais ne doit être laissé sur le bord du chemin.

Médiateur de la ville, Bill de Blasio est un homme politique expérimenté qui s'est notamment tenu les rênes de la campagne électorale victorieuse de Hillary Clinton en 2000 lorsqu'elle briguait un mandat de sénatrice de l'Etat de New York. Il s'est souvent farouchement opposé à Michael Bloomberg, lui reprochant notamment sa politique sécuritaire.

Son concurrent Joe Lhota juge qu'il manque d'expérience aux postes à responsabilités et assure que son élection risque de se traduire par une hausse de la délinquance.

Un candidat suprise

Jusqu'à la fin juillet, beaucoup s'attendaient à ce que l'ancien élu démocrate à la Chambre des représentants Anthony Weiner remporte l'investititure, deux ans après avoir démissionné de son poste à la suite d'une affaire de moeurs. La publication cet été de photos intimes échangées l'année dernière par Anthony Weiner a toutefois sonné le glas de ses ambitions, ouvrant une voie royale à Bill de Blasio.

Pour devenir candidat démocrate, il a également dû écarter Christine Quinn qui a eu toutes les peines du monde à justifier le soutien qu'elle avait apporté à Michael Bloomberg lorsqu'il a fait adopter une modification provisoire de la législation new-yorkaise afin de pouvoir se présenter à un troisième mandat.

La cote de Bill de Blasio s'est envolée un mois avant la primaire, les électeurs démocrates semblant notamment séduits par son projet visant à taxer davantage les new-yorkais les plus aisés afin de financer le développement de jardins d'enfants.

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