Ce dimanche, la dépouille du "Comandante" est inhumée à Santiago. Une journée particulière aussi pour le petit village de Biran, où sont nés les deux leaders successifs de l'île.

La maison où sont nés Fidel et Raul Castro, à Biran
La maison où sont nés Fidel et Raul Castro, à Biran © Reuters / Enrique de la Osa

Le cortège aura durée trois jours et 1.000 km, passant devant la foule des habitants massés avec des drapeaux aux fenêtres et dans la rue, jusqu'à Santiago, destination finale où Fidel Castro sera enterré dans un cimetière de la ville, près de la tombe du héros de l'indépendance cubaine José Marti. Une inhumation qui sera très suivie aussi à Biran, 1h30 de route depuis Santiago et un petit millier d'habitants.

Écoutez le reportage de notre envoyée spéciale Michèle Fourneau

C'est ici que s'entretient une part de l'histoire et de la légende de Fidel Castro. La (charmante) propriété de ses parents se visite comme un musée. C'est la quiétude incarnée : chevaux, moutons, chèvres et poules en liberté... On y voit aussi les photos et les souvenirs de l'enfance de Castro.

Biran, Martin Castro Batista y vit toujours. Demi-frère du Comandante, il habite à 85 ans une humble petite maison de trois pièces. Il se bascule sur son rocking-chair, les yeux rivés sur la télévision, et se souvient de son grand frère.

Quand il était petit, il était très généreux. Il était capable de donner tous ses vêtements à ceux qui n'en avaient pas.

Le demi-frère du leader disparu déroule ce qui a fait la légende de Castro : "Les temps étaient très durs, il y avait beaucoup de pauvres. Vous voyez aujourd'hui, on a tous une maison, on vit bien. À l'époque, les gens n'avaient rien ! Ça se voyait qu'il avait une aura naturelle, et qu'il était vraiment là pour défendre les pauvres."

Martin Castro Batista n'assiste pas aux funérailles : trop malade du cœur pour se déplacer. Mais il ne veut surtout rien rater à la télé.

Photo de Fidel Castro dans la maison de son enfance, devenue musée à sa gloire
Photo de Fidel Castro dans la maison de son enfance, devenue musée à sa gloire © Reuters / Enrique de la Osa
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