La communauté internationale exprime son inquiétude face à la surenchère verbale entre Washington et Pyongyang.

Donald Trump le 10 août 2017
Donald Trump le 10 août 2017 © AFP / Nicholas Kamm

Donald Trump promet le feu et la fureur, sous-entendu la guerre. La Corée du Nord, répond et menace l’île de Guam dans le Pacifique. Après Pékin, c'est Londres, Paris, et Berlin qui ont réagi et appellent à la retenue.

Le ton, en tout cas, est clairement partout à l'inquiétude, à commencer par le Japon qui a déployé ce matin son bouclier antimissile.

En France, Emmanuel Macron en a appelé à la responsabilité de tous.

Sergei Lavrov le chef de la diplomatie russe, est lui aussi très inquiet, comme Angela Merkel, qui dénonce l'escalade verbale entre les deux pays.

Une 'madman theory' mal maîtrisée par Trump

Le président chinois Xi Jinping a appelé Donald Trump pour lui demander d'éviter les mots et les actes qui pourraient exacerber les tensions.

Beaucoup le disent : l'attitude de la Corée du Nord n'est pas une surprise, et la folie de ses dirigeants est peut-être plus maîtrisée qu'il n'y parait. Mais le risque d'un dérapage est intense car en face il y a Donald Trump.

Les diplomates américains le racontent : à l'époque de la guerre froide, le président Nixon pratiquait de façon bien calculée la madman theory. C'est à dire la théorie du fou, qui visait à persuader les pays du bloc communiste de son irrationalité et de son instabilité.

Or nul ne sait aujourd'hui si cela peut s'appliquer à Donald Trump, ni quel pourrait être le scénario de sortie de crise qui permette à Pyongyang comme à Washington de sortir la tête haute sans passer par la case militaire.

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