Le Boeing de Malaysian Airlines reste introuvable
Le Boeing de Malaysian Airlines reste introuvable © MaxPPP

Lors d'une conférence de presse à Lyon, Interpol a émis des doutes sur une éventuelle piste terroriste dans la disparition du Boeing malaisien et de ses 239 passagers. Les deux détenteurs de faux passeports étaient une fausse piste.

Selon Interpol, les deux passagers détenteurs de passeports volés à des ressortissants italien et autrichien avaient utilisé des passeports iraniens dans un vol précédent. Le secrétaire général de l'organisation de coopération policière, Ronald K. Noble, assure que les deux hommes, âgés de 18 et 29 ans, ont utilisé des passeports volés en 2012 et 2013 pour le vol Kuala Lumpur-Pékin.

L'un d'eux se rendait à Francfort pour retrouver sa mère, il s'agit d'un trafic d'êtres humains et non pas de terrorisme. On a pu savoir, auprès de ceux qui connaissaient ces personnes, qu'ils cherchaient un statut de réfugié à la recherche d'une vie meilleure, on a ainsi pu exclure une intention criminelle.

Écoutez Jean-Michel Louboutin, le directeur exécutif d'Interpol

Le Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines a disparu des écrans radars samedi une heure environ après son décollage de la capitale malaisienne à destination de Pékin. Il avait à son bord 239 personnes, dont quatre Français.

"Plus nous recevons d'informations, plus nous sommes enclins à conclure que ce n'est pas un incident terroriste", explique Ronald K. Noble.

Les précisions à Lyon de Nicole Guillard

"Des gens voyagent sans vérification de passeport plus d'un milliard de fois par an"

La police de Thaïlande, pays où les documents d'identité avaient été dérobés, pense, comme son homologue malaisienne, que les deux hommes qui voyageaient avec des passeports volés à bord du Boeing 777 n'avaient rien à voir avec le terrorisme, les premiers éléments laissant penser qu'ils étaient plutôt en quête d'asile dans un pays tiers.

L'agence de coopération policière a profité de l'affaire de la disparition du vol MH 370 pour alerter les Etats sur la nécessité du contrôle des passeports qui ne serait dans les faits pas suffisamment réalisée.

Notre inquiétude est que plus d'un milliard de fois par an, des gens voyagent sans que leur passeport soit vérifié sur notre base de données, il est fréquent de voir des gens traverser les frontières sans que leur passeport soit contrôlé.

Les autorités locales, elles, disent mobiliser tous les moyens possibles pour retrouver l'avion disparu, Philippe Reltien

Le 11 septembre 2001, mais également lors de l'attentat du Word Trade Center en 1993, les responsables avaient utilisés des passeports volés. Interpol a vivement profité de l'occasion pour regretter la trop faible consultation de la base de données mise au point par les aéroports. "L'Asie consulte moins notre base de données qu'elle ne devrait. Elle pourrait faire beaucoup mieux. Quatre passagers sur 10 seraient en possession de passeports volés ou perdus, c'est très courant".

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