Evo Morales ne devrait pas se représenter en 2019.
Evo Morales ne devrait pas se représenter en 2019. © Reuters

Le socialiste Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, a été triomphalement réélu pour cinq ans dès le premier tour de l'élection présidentielle en Bolivie. À 54 ans, le premier Amérindien à avoir accédé à la présidence de la nation andine est crédité de 61% des suffrages exprimés dimanche contre 24% pour son rival plus proche, Samuel Doria Medina, le candidat du parti de droite Union nationale.

"Cette victoire est un triomphe pour les anti-impérialistes et les anticolonialistes", a déclaré Evo Morales depuis le balcon de la présidence, sans attendre la publication des résultats par le Tribunal électoral suprême. Cette élection, a-t-il ajouté, était "un débat entre deux modèles : les nationalisations et les privatisations. Les nationalistes l'ont emporté par plus de 60%."

Evo Morales signe une nouvelle victoire historique. Le récit de Reza Nourmamode, correspondant de RFI à La Paz

Mais le succès de l'ancien producteur de coca est sans surprise. Il est désormais en passe d'établir un record de longévité à la tête de la Bolivie, dont l'histoire a longtemps été marquée par l'instabilité politique. Son parti, le Mouvement pour le socialisme (MAS), est également en passe de conserver sa majorité au Congrès, que les six millions d'électeurs boliviens étaient également appelés à renouveler ce dimanche.

Croissance économique et recul de la pauvreté

Evo Morales, qui peut se targuer d'une croissance moyenne du produit intérieur brut supérieure à 5% par an et d'une nette réduction de la pauvreté, a fait campagne sur la promesse de consolider les réformes socialistes qu'il a mis en œuvre depuis 2006.

Le président de gauche a nationalisé des secteurs clefs de l'économie, dont le pétrole et le gaz, et a réinvesti les bénéfices dans des programmes sociaux, l'éducation et l'amélioration des infrastructures routières du pays. En 2006, plus du tiers des Boliviens vivaient sous le seuil d'extrême pauvreté. La proportion est passée aujourd'hui sous les 20%. Parallèlement, la part des revenus pétroliers et gaziers dans le PIB a explosé de 10 à 35%.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.