Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro ne s’en cache pas, il admire Donald Trump. Comme son modèle américain, Jair Bolsonaro est un adepte des sorties misogynes, racistes et homophobes.

Le candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro à Rio de Janeiro, le 25 octobre 2018
Le candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro à Rio de Janeiro, le 25 octobre 2018 © AFP / CARL DE SOUZA

"Elle est trop moche, ce n’est pas mon genre. Jamais je ne la violerai. Je ne suis pas un violeur, mais si je l’étais, je ne la violerais pas parce qu’elle ne le mérite pas"

En 2014, à propos de sa collègue députée de gauche Maria do Rosario. Une saillie néanmoins minorée par un tweet le 25 août dernier "Je ne pense pas que qui que ce soit doive être violé".

Dans la même veine misogyne, il déclare en 2017 avoir "faibli" en ayant eu une fille après avoir eu 4 garçons…

"Entre un homme et une femme que va se dire un patron ? Purée cette femme a une alliance au doigt, dans peu de temps elle sera enceinte, six mois de congés maternité (…) Qui paiera l’addition ? L’employeur. Et au final la sécurité sociale"

Jair Bolsonaro en 2014 au quotidien Zero Hora

"Je serai incapable d’aimer un fils homosexuel. Je préférerais que mon fils meure dans un accident plutôt que de le voir apparaître avec un moustachu."

Entretien au magazine Playboy en juin 2011.

Une prise de position modérée sur Facebook le 6 octobre dernier : "Nous gouvernerons pour tout le monde, y compris pour les homosexuels, car il y a des homosexuels qui sont pères, qui sont mères".

"L’afro-descendant le plus léger pesait 80 kg. Ils ne font rien ! Ils ne servent même pas à la reproduction"

En avril 2017 lors d’une conférence après sa visite d’une quilomboa, une communauté de descendants d’esclaves. 

"Dieu au-dessus de tous. Cette histoire d'état laïc n'existe pas, non. L’Etat est chrétien et que celui qui n’est pas d’accord s’en aille. Les minorités doivent se plier aux majorités."

Meeting à Paraiba, février 2017

Comme souvent, Jaïr Bolsonaro, rétro-pédale le 6 octobre dernier dans une vidéo Facebook : "Nous gouvernerons pour tous, indépendamment de la foi religieuse de chacun, y compris pour les athées".

"L’erreur de la dictature ? Avoir torturé sans tuer"

A la radio Jovem Pan en juin 2016, s’il reconnaît une erreur commise par la dictature c’est "d’avoir torturé sans tuer"… Déjà en 1999 Bolsonaro affirmait "Pendant la dictature, il aurait fallu fusiller quelques 30 000 corrompus, à commencer par le président Fernando Henrique Cardoso (Président du Brésil de 1995 à 2003) ce qui aurait rendu un grand service à la Nation".

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