Le premier ministre britannique a annoncé sa démission dans trois mois. Tous les regards sont tournés vers l'ancien maire de Londres, principale figure du camp du Leave.

Boris Johnson, ancien maire de Londres
Boris Johnson, ancien maire de Londres © Maxppp / MARY TURNER/POOL/EPA/MaxPPP

Boris Johnson part grand favori pour devenir le prochain Premier ministre, mais il ne sera pas le seul candidat. David Cameron compte bien mettre à profit les trois mois qui lui restent au poste de Premier ministre pour lui savonner la planche.

Malgré leur entente cordiale en public, les deux hommes ne sont pas amis, et Cameron n’a pas du tout apprécié le revirement pro-Brexit de Boris Johnson qui, avant la campagne, avait souvent critiqué l’UE mais toujours défendu l’appartenance au marché unique.

Boris Johnson et sa femme, le jour du référendum sur le Brexit
Boris Johnson et sa femme, le jour du référendum sur le Brexit © Maxppp / Michael Kappeler

C’est d’ailleurs le problème de l’ancien maire de Londres : a-t-il fait campagne pour le « out » par opportunisme ? Beaucoup de députés conservateurs pro-UE en sont convaincus et ne lui font pas confiance.

Pour être élu leader du parti conservateur, il faut se porter candidat puis être choisi parmi les deux noms soumis au vote des militants. Boris Johnson pourrait se déclarer cette semaine. Il est très populaire parmi les militants, qui sont majoritairement anti-UE.

Theresa May, ministre de l'Intérieur britannique
Theresa May, ministre de l'Intérieur britannique © Maxppp / Tolga Akmen

Mais ses adversaires cherchent des candidats pour lui barrer la route. On parle de la ministre de l’Intérieur Theresa May et de députés moins connus mais capables de rassembler un parti totalement déchiré.

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