le président bouteflika candidat à un quatrième mandat
le président bouteflika candidat à un quatrième mandat © reuters
**Abdelaziz Bouteflika a levé le suspense samedi en faisant acte de candidature pour un quatrième mandat à l'élection présidentielle du 17 avril en Algérie.** **Mais est-ce bien raisonnable ?** Agé de 76 ans, au pouvoir depuis 1999, le président algérien été victime d'un accident vasculaire cérébral en avril dernier et n'a pu reprendre ses fonctions qu'à l'issue d'une longue hospitalisation en France. Il a poursuivi sa convalescence en Algérie et n'est que rarement apparu en public depuis. Aux termes de la loi électorale, Abdelaziz Bouteflika avait jusqu'au 4 mars pour faire enregistrer sa candidature. "Bouteflika sera candidat", avait annoncé un peu plus tôt son Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en déplacement dans la ville d'Oran : > La décision de Bouteflika de se porter candidat a été prise sur l'insistance du peuple et à l'issue d'une profonde réflexion. Soutenu par le Front de libération nationale (FLN) au pouvoir, Bouteflika a vu les appels à sa candidature se multiplier, une trentaine de mouvements ou formations politiques lui ayant apporté leur appui. Ses partisans le créditent d'avoir ramené la paix après la décennie de guerre civile contre les maquis islamistes qui a fait plus de 200.000 morts et d'avoir permis à l'Algérie de renouer avec une certaine forme de stabilité économique. ### L'état de santé et l'âge de Bouteflika en question Ses adversaires en revanche pointent son état de santé et son âge pour estimer qu'il devrait se retirer. **Pour Omar Belhouchet, directeur du quotidien [El Watan](http://www.elwatan.com/actualite/le-spectre-de-l-apres-17-avril-24-02-2014-246925_109.php), invité du journal de 13h de Claire Servajean, Bouteflika "est malade, il ne peut donc pas s'attaquer à un quatrième mandat."**
Malgré l'agitation politique en Tunisie voisine et plus largement dans le monde arabe depuis début 2011, l'Algérie est épargnée par les troubles. Le pays, riche en hydrocarbures, bénéficie en outre de finances solides et les autorités peuvent s'appuyer sur des réserves de 200 milliards de dollars issues des ventes de pétrole et de gaz.
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