Banderoles demandant le départ du gouvernement du président de l'Assemblée
Banderoles demandant le départ du gouvernement du président de l'Assemblée © REUTERS/Nacho Doce

Le parquet brésilien a réclamé jeudi la mise en examen du président de l'Assemblée nationale Eduardo Cunha et de l'ancien président Fernando Collor. Il s'agit des premières demandes de mises en examen visant des parlementaires dans ce scandale de corruption le plus retentissant de l'histoire du Brésil.

Le parquet brésilien a annoncé jeudi avoir lancé une procédure contre le président de l'Assemblée pour corruption et blanchiment d'argent dans l'enquête entourant la compagnie pétrolière publique Petrobras. Eduardo Cunha est accusé d'avoir accepté des pots-de-vin d'un montant de cinq millions de dollars pour permettre la construction de deux navires sonde pour Petrobras, entre juin 2006 et octobre 2012.

Le procureur exige que Eduardo Cunha reverse 80 millions de dollars : 40 millions pour restituer les fonds soustraits à Petrobras par les entreprises qui facturaient les contrats pour avoir de quoi verser des commissions à des politiciens corrompus et 40 millions en dommages et intérêts.

Le bureau du procureur poursuit également l'ancien président Fernando Collor de Mello, sans donner davantage de précisions les faits qui lui sont reprochés. Arrivé au pouvoir en 1990, l'ex-chef de l'Etat avait démissionné deux ans plus tard, quelques heures seulement avant que sa destitution ne soit prononcée à la suite d'un scandale de corruption et de trafic d'influence.

Plusieurs dizaines de parlementaires brésiliens font l'objet d'enquêtes dans la même affaire de corruption: ils sont soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin de la part de compagnies du BTP qui souhaitaient décrocher des contrats avec Petrobras, la plus grande entreprise du pays.

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