Par 14 voix contre 5, la commission spéciale du Sénat a voté en faveur de la poursuite du processus de destitution de la présidente brésilienne. L'ultime vote aura lieu fin août.

Au Brésil, les Sénateurs votent la poursuite du processus de destitution de Dilma Rousseff
Au Brésil, les Sénateurs votent la poursuite du processus de destitution de Dilma Rousseff © Maxppp / EPA/Fernando BIZERRA JR

Alors que le monde entier s’apprête à tourner les yeux vers Rio de Janeiro, où les Jeux Olympiques seront officiellement ouverts ce vendredi, le Brésil s’enfonce dans la crise politique.

La commission spéciale du Sénat a, comme prévu, voté ce jeudi en faveur de la destitution de la président Dilma Rousseff. Une majorité simple était requise, et les membres de la commission ont voté à 14 voix pour la destitution, 5 se sont prononcé contre.

Désormais, leur rapport doit être soumis à l'assemblée plénière du Sénat le 9 août prochain, avec en toile de fond les jeux Olympiques de Rio.

Si ce jour-là, la majorité simple des 81 sénateurs vote pour la poursuite de la procédure d'impeachment, l'avenir de la dirigeante de gauche ne sera plus qu'à une séance du vote crucial prévu fin août. Soit elle est destituée, et perd donc ses droits politiques pour huit ans, soit elle retrouve son mandat qui va jusqu'à fin 2018.

Rousseff et Lula n'assisteront pas à la cérémonie d'ouverture présidée par Michel Temer

La plupart des sénateurs et analystes politiques estiment aujourd'hui que la présidente accusée de maquillage des comptes publics, une pratique pourtant largement employée par ses prédécesseurs, perdra son mandat. Pour cela, au moins 54 des 81 sénateurs devront se prononcer contre elle lors de ce vote crucial.

La présidente de gauche a été suspendue de ses fonctions le 12 mai par le Sénat et c'est son ancien vice-président devenu rival, Michel Temer qui a assumé depuis la présidence du Brésil par intérim.

C'est à ce titre qu'il lui reviendra de déclarer ouverts les Jeux Olympiques de Rio vendredi soir en présence de 45 chefs d'Etats et de gouvernements dans l'enceinte du mythique stade Maracana.

Dilma Rousseff a décidé de bouder la cérémonie, tout comme son mentor politique, l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, qui avait largement contribué à l'attribution des JO à Rio de Janeiro, première ville d'Amérique du sud à organiser les Jeux d'été.

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