Dilma Rousseff et Luiz Inacio Lula da Silva
Dilma Rousseff et Luiz Inacio Lula da Silva © Reuters

En plein imbroglio politico-judiciaire, l'ancien président brésilien et Dilma Rousseff, son successeur, ont décidé de faire entrer le premier dans le gouvernement du second. Lula da Silva y sera chef de cabinet de la présidente, un poste-clé.

L'objectif, c'est avant tout de protéger aussi bien l'ancien président que le gouvernement, en pleine tempête politique lié aux accusations de corruption dans le scandale Petrobras et quelques jours après des manifestations d'ampleur historique dans le pays. Dimanche,trois millions de Brésiliens ont défilé pour réclamer le départ de la présidente brésilienne.

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L'arrivée au gouvernement du fondateur du Parti des travailleurs, dont la présidence a vu un véritable boom socio-économique entre 2003 et 2010 , pourrait permettre à Dilma Rousseff d'éloigner les menaces de destitution. Mais aussi de le mettre à l'abri de ses déboires judiciaires.

Accusations tous azimuts

Une procédure d'impeachment a été lancée en décembre par l'opposition , qui accuse la présidente d'avoir maquillé des comptes publics peu après sa réélection en 2014. La situation n'est pas tellement plus brillante chez les alliés de Dilma Rousseff : le parti centriste PMDB, pilier de la coalition au pouvoir, s'est donné un mois pour décider s'il lui accordait son soutien ou s'il claquait la porte du gouvernement.

Mardi, de nouvelles accusations ont rendu encore plus urgente cette reconquête de l'opinion. L'ancien chef du groupe de la majorité, le sénateur Delcidio Amaral, inculpé dans l'affaire Petrobras, a en effet accusé l'actuel ministre de l'Éducation, proche de Dilma Rousseff, de l'avoir incité à ne pas collaborer avec les enquêteurs afin de protéger le gouvernement.

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