L’ancien ministre britannique des Affaires étrangères n’est pas connu pour mâcher ses mots et il l’a encore prouvé ce mardi. Dans un discours en marge du congrès du Parti Conservateur à Birmingham, Boris Johnson a largement attaqué le Brexit version Theresa May.

Boris Johnson ce mardi, lors d'un discours en marge du congrès des Tories à Birmingham.
Boris Johnson ce mardi, lors d'un discours en marge du congrès des Tories à Birmingham. © Maxppp / Neil Hall

"Ce n'est pas la démocratie. Ce n'est pas ce pour quoi nous avons voté", a lancé Boris Johnson, ce mardi devant des délégués du Parti Conservateur réunis en congrès à Birmingham. À six mois de l’entrée en vigueur du Brexit, l’ancien maire de Londres et ancien ministre des Affaires étrangères a directement attaqué la stratégie du gouvernement.

"Balancer le plan Chequers à la poubelle !" 

C’est déjà pour protester contre le "plan de Chequers" de la Première ministre que Boris Johnson a démissionné en juillet dernier. Le texte, rejeté la semaine dernière par l’Union européenne, prévoit de conserver une relation commerciale étroite en maintenant une réglementation commune. "Cela signifierait que nous serions contraints d'appliquer, sans pouvoir les modifier ou sans pouvoir nous y opposer, toutes les inepties que l'UE pourrait inventer à l'avenir", a-t-il déclaré ce mardi. Un message largement applaudi par les Tories présents, qui se sont même levés quand Boris Johnson a demandé Theresa May de "balancer" le "plan de Chequers" à la poubelle.

Attaquer Theresa May sans la nommer  

Si Boris Johnson n’a pas hésité à griller la priorité à la Première ministre, attendue à la tribune mercredi, il ne l’a pas attaquée nommément. En conclusion, l’ex-ministre a même appelé à la soutenir pour "reprendre le contrôle" des lois britanniques et nouer des accords de libre-échange.  Cette attitude irrite bon nombre de membres du gouvernement et de députés conservateurs. Pour le ministre des Finances, Philip Hammond, Boris Johnson évolue "dans un monde imaginaire"."Je préférerais qu'il se taise, a lâché la députée Anna Soubry. La dernière chose dont on a besoin en ce moment, c'est d'une bataille pour le leadership".

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