Les dérives autoritaires du parti de Jaroslaw Kaczynski inquiètent l'Europe
Les dérives autoritaires du parti de Jaroslaw Kaczynski inquiètent l'Europe © MaxPPP

La Commission européenne se réunit aujourd'hui pour débattre sur le respect de l'Etat de droit en Pologne. Des dérives ont été observées depuis l'arrivée au pouvoir à Varsovie du parti conservateur en octobre dernier.

L’opposition accuse le nouveau pouvoir de vouloir transformer complètement le système politique. Les institutions démocratiques polonaises, rétablies en 1989 après la chute du communisme, sont encore très jeunes.

Dérives autoritaires

Depuis l’arrivée au pouvoir du parti conservateur-nationaliste Droit et justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, le 25 octobre 2015, une série de mesures ont été prises, aux fondements mêmes de l’Etat de droit  :

  • nomination de cinq juges au Tribunal constitutionnel dans des conditions controversées
  • nomination d’un chef des services secrets impliqué dans une affaire d’abus de pouvoir pour laquelle il a aussitôt été gracié
  • remplacement systématique de nombreux hauts fonctionnaires par des loyalistes
  • prise de contrôle directe par le gouvernement des médias audiovisuels publics (radio et télévison)

Le gouvernement du parti Droit et Justice veut faire entrer au Tribunal constitutionnel cinq nouveaux juges pour interdire à cette instance toute contestation.

►►► Ecoutez les précisions de Bertrand Gallicher :

Bruxelles s’inquiète de ces dérives

Une réunion des Commissaires européens doit avoir lieu ce mercredi. Une réunion qui se veut politique et pas disciplinaire.

C’est bien un "débat d'orientation " qui aura lieu. Le compte rendu du collège de la Commission est attendu à 11h00.

Contre-attaque de Varsovie

La Commission européenne craint un verrouillage du pouvoir en Pologne. Varsovie a déjà contre-attaqué sur le thème de la souveraineté de l'Etat polonais, en dénonçant les pressions de Bruxelles.

L’Union Européenne redoute d'avoir à affronter une alliance de circonstance entre la Pologne conservatrice et la Hongrie du populiste Viktor Orban.

Le rapprochement entre les deux pays s'accentue et la Hongrie a déjà prévenu qu'elle s'opposerait à toute sanction de l'Union européenne contre Varsovie.

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