Georges Vandenbeusch
Georges Vandenbeusch © Ville de Sceaux

L'information a été confirmée par le Quai d'Orsay : Georges Vandenbeusch, 42 ans, aurait été enlevé par les islamistes nigérians de Boko Haram. Il était le curé de la paroisse de Nguetchewe, dans le nord du pays, une zone "extrêmement dangereuse".

Le prêtre a été enlevé dans la nuit de mercredi. Georges Vandenbeusch, le curé de la paroisse de Nguetchewe, se trouvait près de Koza dans l'extrême Nord du Cameroun, à 30 kilomètres de la frontière avec le Nigeria.

Selon le Quai d'Orsay "Cette zone, classée en zone rouge par le centre de crise du ministère des Affaires étrangères, était formellement déconseillée du fait du risque terroriste et du risque d'enlèvement". Le prêtre avait choisi en connaissance de cause de rester sur place, a assuré le ministre Laurent Fabius.

Évidemment tous les moyens sont déployés pour essayer de le localiser et de le libérer.

Le prélat aurait été enlevé par les islamistes nigérians de Boko Haram. "Des recherches sont en cours pour vérifier les circonstances de son enlèvement et l'identité des ravisseurs", précise le ministère des Affaires étrangères.

Seidik Abba, rédacteur en chef de Jeune Afrique, est spécialiste de la région et de la secte islamiste.

Le Père Georges est connu et apprécie par les population nigérianes déplacées, qui se trouvent dans la paroisse et qui fuyent Boko Haram, explique Jacques Doudla, le secrétaire général du diocèse de Maroua Mokolo avec Olivier Poujade.

Le rapt du curé est survenu dans la région où sept Français d'une même famille, les Moulin-Fournier (un couple, ses quatre enfants, et le frère du mari), avaient été enlevés en février avant d'être libérés fin avril.

Le gouvernement camerounais dit de son côté "craindre que le prêtre ne soit déjà hors de son territoire". François Hollande demande lui aux Français "de ne pas mettre en danger leur vie" dans la région. Le président a assuré que tous les moyens étaient mis en oeuvre pour faire libérer le prêtre français.

Écoutez François Hollande au micro de Louise Bodet de France Info.

Georges Vandenbeusch, est parti pour l’extrême nord du Cameroun en août 2011 après neuf ans passés en tant que curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux. Interrogé sur son travail dans cette zone dangereuse, il avait répondu qu'il serait "prudent", tout en trouvant la situation sur place "paisible".

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