un millier de soldats français seront présents en centrafrique
un millier de soldats français seront présents en centrafrique © reuters

Un millier de soldats français seront présents en Centrafrique pendant six mois environ pour appuyer ce pays "en voie d'effondrement", selon Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense a précisé que le renforcement du contingent français, actuellement de 400 hommes, se ferait sous l'égide des Nations Unies, via une résolution qui permettra à la France d'intervenir aux côtés d'une force africaine.

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a déclaré lundi que la France allait tripler son contingent militaire dans ce pays, en envoyant 800 soldats supplémentaires qui porteront le contingent à 1.200 hommes.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé pour sa part que ce chiffre "faisait sens", tout en rappelant que la France interviendrait après le vote de la résolution aux Nations Unies, attendu la semaine prochaine.

Sur France Culture, il a déclaré:

Dès lors que nous aurons cette autorisation par la communauté internationale (.. ), nous procéderons à un renforcement de notre présence. Nous annoncerons les modalités le moment venu.

Laurent Fabius qui a ensuite rencontré les ONG présentes en Centrafrique.

Les violences auraient déjà fait près de 400 000 déplacés: le reportage d'Olivier Poujade

Laurent Fabius a souligné que la situation en Centrafrique représentait un risque d'implosion pour l'ensemble de l'Afrique centrale.

Il y a un risque d'implosion dans tous les domaines qui est absolument massif. Jusqu'à présent, cela ne concernait, et c'était déjà trop, que les Centrafricains, et aujourd'hui si le vide et l'implosion s'installent, cela va concerner tous les pays de la région, c'est-à-dire le Tchad, les Soudans, le Congo, le Cameroun.

La République centrafricaine a sombré dans le chaos lorsque les rebelles de la Séléka (Coalition) ont évincé le président François Bozizé en mars dernier. Les violences opposent de plus en plus les combattants majoritairement musulmans de la Séléka à des milices chrétiennes connues sous le nom d'"anti-balaka" ("anti-machettes").

Selon le département d'Etat américain, cette situation a fait près de 400.000 déplacés dans le pays et 68.000 réfugiés dans les pays voisins depuis que le chef de la Séléka et président par intérim, Michel Djotodia, a perdu le contrôle de sa coalition de chefs de guerre.

A Bangui, Michel Djotodia a salué la détermination française, ajoutant avoir personnellement écrit au président François Hollande pour lui demander un appui militaire.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.