En Allemagne depuis quatre mois suite au mandat d'arrêt espagnol, l'ancien président catalan est retourné ce samedi en Belgique d'où il compte rayonner pour défendre la cause de la Catalogne indépendante, faute de pouvoir rentrer à Barcelone.

L'ancien président catalan a donné une conférence lors de son retour à Bruxelles ce samedi aux cotés de Quim Torers son successeur
L'ancien président catalan a donné une conférence lors de son retour à Bruxelles ce samedi aux cotés de Quim Torers son successeur © AFP / John THYS

Ce ne sera pas le dernier escale, ce n'est pas la fin du voyage. 

Carles Puigdemont veut plus que jamais défendre la cause des indépendantistes. Lors de la conférence de presse qu'il a donné ce samedi à Bruxelles, au côté de Quim Torra, son successeur à la tête du parlement catalan, l'ancien dirigeant a annoncé qu'il allait "voyager aux quatre coins de l'Europe pour défendre notre cause". Un objectif ambitieux puisque Carles Puigdemont reconnaît qu'"aucun État membre de l'Union européenne ne le soutient."

Réfugié depuis l'automne dernier à Bruxelles, après l'échec de la déclaration d'indépendance, Carles Puigdemont, qui revenait d'une réunion en Finlande, a été arrêté dans le nord de l'Allemagne en mars, et incarcéré. L'Espagne ayant émis un mandat d'arrêt européen pour rébellion, pour lequel il risquait de 25 ans de prison.

Début avril, l'Allemagne a autorisé sa remise en liberté moyennant le versement d'une caution de 75 000 euros et le 19 juillet le tribunal suprême espagnol a annulé le mandats d'arrêt européen ne retenant que la malversation, pour avoir utilisé des fonds publics afin d'organiser un référendum illégal d'autodétermination.

Alors que neuf dirigeants catalans sont toujours en détention provisoire en Espagne, les six qui se sont réfugiés à l'étranger restent poursuivis dans leur pays et seront arrêtés s'ils y retournent. Ils sont par contre libres de voyager hors des frontières ibériques et de s'exprimer, ce que compte abondamment faire l'ancien président catalan :

Mon voyage ne se terminera pas avant que tous les prisonniers politiques ne soient libérés, que les exilés ne reviennent et que le peuple catalan puisse exercer son droit à l'autodétermination

La présence à ses cotés, ce samedi à Bruxelles, de membres du gouvernement catalan et d'anciens ministres en exil, prouve que le fait d'avoir retrouvé sa liberté de mouvements lui permet de garder une influence importante sur le mouvement indépendantiste. Le week-end dernier d'ailleurs, Carles Puigdemont est parvenu à renverser la direction de son parti indépendantiste conservateur (PDeCAT), qui s'était montrée plus ouverte au dialogue avec Madrid depuis que les socialistes sont au gouvernement .

Le leader indépendantiste, qui a installé son "quartier général" à Waterloo, un quartier de Bruxelles, dans une maison baptisée "Maison de la République", espère mobiliser d'autres mouvements indépendantistes européens : belges, écossais, etc.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.