Les deux chefs d'État se sont rencontrés au Panama
Les deux chefs d'État se sont rencontrés au Panama © Maxppp

Le septième sommet des Amériques a trouvé son image marquante. Celle du président américain Barack Obama et du président cubain Raúl Castro, se serrant la main sous le regard du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. Un premier pas sur un chemin encore semé d'embuches.

Ils s'étaient déjà serré la main, une seule fois. C'était en 2013, à Johannesburg. Le contexte était très différent : on célébrait les obsèques de Nelson Mandela, et les deux dirigeants s'étaient croisés et avaient échangé ce geste tout simple mais déjà très symbolique, qui présageait de relations un peu moins froides entre Washington et La Havane. La suite, c'est ce "Todos somos Americanos" lancé par Barack Obama en décembre 2014, dans un discours officialisant un processus de réconciliation.

Ce vendredi, les deux chefs d'État ont renouvelé le geste, et cette fois il prend tout son sens. Même si l'échange a été court et "informel, sans conversation substantielle", selon un membre de la délégation américaine, il est le premier à se dérouler sous le regard du reste du monde.

Cette cérémonie et cette poignée de main étaient particulièrement scrutées à Cuba : reportage dans une gamille cubaine de Gaële Joly

Barack Obama dit lui-même être conscient de l'ampleur de la tâche pour réconcilier définitivement les deux pays.

Au fil de nos progrès dans le processus de normalisation, nous aurons des divergences avec Cuba sur de nombreux sujets, comme c'est le cas avec d'autres Etats des Amériques et avec nos plus proches alliés. Les jours où nos projets dans cet hémisphère partaient du principe que les Etats-Unis pouvaient s'ingérer dans les affaires d'autrui en toute impunité sont révolus .

Les deux hommes ont ensutie discuté plus formellement samedi après-midi, visiblement dans de bonnes conditions. Le président cubain est même allé jusqu'à qualifier Barack Obama "d'homme honnête". Tout en demandant à nouveau un geste sur la question de l'embargo américain contre Cuba, sur lequel il espère une "décision rapide" de Washington.

Cette entrevue et la perspective du rétablissement de relations bilatérales, rompues depuis 1961, vont largement éclipser les autres sujets à l'ordre du jour de ce septième sommet des Amériques, qui se termine ce week-end à Panama. L'Histoire a déjà choisi ce qu'elle retiendra.

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