L'indépendantisme a connu une évolution importante avant et après le référendum du 1er octobre, jusqu'à provoquer une violente réaction espagnole et une fracture dans la région. Comment en est-on arrivés là en Catalogne ?

L'emprisonnement des membres du gouvernement resoude les Catalans
L'emprisonnement des membres du gouvernement resoude les Catalans © AFP / Josep LAGO

Novembre 2014 : des symboles comme premier pas

La Catalogne, qui bénéficie d'un statut spécial au sein de l'Espagne depuis 1932 (statut qui a évolué vers plus ou moins d'autonomie selon les périodes), organise une consultation symbolique pour faire une démonstration de force. Si le taux de participation est très faible (35 % des votants), le résultat semble important : 80 % de ceux qui se sont déplacés, soit 1,8 millions de personnes. La région compte environ 7,5 millions d'habitants selon les chiffres de 2016.

Septembre 2015 : les indépendantistes au Parlement régional

La cause indépendantiste parvient à dépasser le clivage gauche / droite classique, et une coalition remporte 47,6 % des voix aux élections locales. Pour la première fois, le Parlement régional est mené par une majorité indépendantiste.

Juin 2017 : l'annonce d'un référendum

Carles Puigdemont, séparatiste et longue date et président de la région depuis janvier 2016, annonce la tenue d'un référendum d'autodétermination le 1er octobre, avec cette question : "Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de république ?" Il estime qu'une victoire du "oui" accompagné d'une participation "pas ridicule" lancera le processus de "déconnexion". Madrid annonce immédiatement que le référendum ne se tiendra pas.

Septembre 2017 : Madrid augmente la pression

Durant le mois précédant le vote, le pouvoir central espagnol fait tout pour empêcher la tenue du référendum. Suspension de la loi qui l'organise, saisie des urnes et des bulletins, perquisitions multiples, et même l'arrestation de 14 hauts responsables catalans. Des mesures qui déclenchent des manifestations spontanées dans les rues de la région. Madrid évoque une possible guerre civile, mais Carles Puigdemont dénonce à l'inverse une violence exclusivement du côté de l'Espagne.

1er octobre 2017 : le référendum a lieu, violemment réprimé

Des milliers de Catalans participent au vote, qui se déroule dans des conditions d'organisation précaires (de nombreux votants ont découvert où ils pouvaient voter le jour même). Dans une centaine de bureaux de vote, la police espagnole empêche brutalement des électeurs de se rendre aux urnes. Au moins 92 personnes sont blessées et les images, désastreuses pour Madrid, font le tour du monde.

2 octobre 2017 : le "oui" annoncé gagnant

Le gouvernement séparatiste annonce que le référendum a donné le résultat qu'ils espéraient avec 90 % des voix pour l'indépendance.

Un score largement contesté au vu des conditions d'organisation du scrutin (jugé illégal par le pouvoir espagnol), à la faible participation (43,03 %) et au boycott du scrutin par les partis opposés à l'indépendance. Selon El Pais, certaines communes ont même officiellement enregistré plus de votes "oui" que d'électeurs inscrits sur leurs listes...

3 octobre 2017 : la rue proteste, le roi intervient

Des centaines de milliers de personnes défilent à Barcelone contre les violences policières (700.000 au total), point d'orgue d'un appel à la grève générale dans la région. Une quarantaine d'organisations syndicales, politiques et sociales soutiennent le mouvement.

Le roi d'Espagne Felipe VI en personne intervient à la télévision pour dénoncer le référendum, marqué selon lui par une "déloyauté inadmissible" des dirigeants locaux. Son intervention est très critiquée, en particulier car il ne contient pas un mot sur les violences policières qui ont choqué le pays et au-delà.

6 octobre 2017 : une volonté apaisement ?

L'intervention de Carles Puigdemont devant le Parlement régional, où il devait faire une déclaration d'indépendance, est repoussée au mardi 10 octobre. Le préfet, principal représentant de l'État espagnol en Catalogne, présente des excuses pour les violences policières et des responsables indépendantistes sont libérés après avoir été entendus par la justice. Le gouvernement espagnol lui-même reste toutefois ferme et demande aux dirigeants catalans de dissoudre le Parlement et de convoquer de nouvelles élections régionales anticipées.

7 octobre 2017 : la rue espagnole réclame le dialogue

Plusieurs dizaines de milliers de personnes défilent dans toute l'Espagne, vêtues de blanc, pour réclamer un dialogue entre Catalans et pouvoir espagnol. À Madrid par exemple, la marche rassemble 50.000 personnes. Elle est organisée par une initiative citoyenne nommée "Parlem ? Hablemos ?" ("On se parle" en catalan et en espagnol).

8 octobre 2017 : les anti-indépendantistes défilent à leur tour

Dernier acte de cette semaine de mobilisations sous divers mots d'ordre, une large manifestation à Barcelone contre l'indépendance de la Catalogne. On y brandit des milliers de drapeaux espagnols, et la police municipale compte 350.000 manifestants (950.000 selon les organisateurs). Ils estiment être la "majorité silencieuse" dans le bras de fer qui oppose Barcelone et Madrid.

10 octobre "presque" l'indépendance

À la tribune du Parlement de Catalogne, Carles Puigdemont proclame le droit de la région à devenir un État indépendant. Mais le président séparatiste catalan propose de suspendre momentanément la déclaration d'indépendance pour permettre un dialogue avec l'Espagne :"J'assume le mandat selon lequel la Catalogne doit devenir un État indépendant sous la forme d'une République", dit-il. "Je propose de suspendre la mise en œuvre de cette déclaration d'indépendance pour entamer des discussions afin de parvenir à une solution négociée." 

11 octobre : l'ultimatum de Madrid

Le gouvernement espagnol donne jusqu'au 19 octobre à l'exécutif catalan pour abandonner son objectif d'indépendance, faute de quoi il suspendra l'autonomie de la région qu'il administrera directement.

Carles Puigdemont a d'abord jusqu'à lundi à 10H00 pour "clarifier" sa position sur l'indépendance. Si le leader catalan persiste, ou ne répond pas, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu'au jeudi 19 octobre à 10H00 pour faire machine arrière, avant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l'article 155 de la Constitution.

16 octobre : demande de dialogue

En réponse à l’ultimatum de Madrid, Carles Puigdemont choisit de ne pas répondre directement à la question sur la proclamation d'indépendance mais suggère que Mariano Rajoy et lui se rencontrent le plus rapidement possible pour engager un dialogue dans les deux mois à venir. 

21 octobre : les menaces sont mises à exécution de part et d'autres

Mariano Rajoy annonce, à l'issue d'un conseil extraordinaire des ministres à Madrid, le limogeage du gouvernement régional et l'encadrement du Parlement de Catalogne en vertu de l'article 155 de la Constitution. Le chef du gouvernement espagnol dit souhaiter la tenue aussi vite que possible d'élections régionales anticipées. Des mesures d'exception qui doivent être votées par le Sénat pour être mises en oeuvre. Madrid veut prendre toutes les manettes de l'administration de la région, depuis la police autonome jusqu'à la radio et la télévision publiques, et mettre le parlement régional sous tutelle.

Après ces annonces, des centaines de milliers d'indépendantistes catalans, le leader séparatiste Carles Puigdemont en tête, descendent dans la rue à Barcelone et réclament l'indépendance. Puigdemont compare les annonces de Madrid aux "pires atteintes contre les institutions et le peuple de Catalogne depuis la dictature militaire de Francisco Franco". S'adressant en anglais aux Européens, il a assuré que les "valeurs européennes sont en danger".  

26 octobre : une décision très difficile à prendre 

A la veille du vote au Sénat, après avoir tergiversé pendant des heures, annonçant une allocution, puis la repoussant deux fois, alors que beaucoup attendaient de savoir si un espoir de dialogue existait encore entre Madrid et Barcelone, Carles Puigdemont rejette l'option d'élections régionales anticipées, faute d'avoir reçu des garanties : "J'étais prêt à appeler à des élections si des garanties étaient fournies. Aucune garantie ne justifie d'appeler aujourd'hui à des élections", explique-t-il, alors que plusieurs sources politiques laissaient entendre dans la journée que le Parlement serait dissous et que les Catalans retourneraient aux urnes. 

27 octobre : indépendance et répercussions

Le Parlement de Barcelone adopte une déclaration unilatérale d'indépendance et se prononce pour engager un "processus constituant" afin de séparer la Catalogne du reste de l'Espagne. Alors que des milliers d'indépendantistes fêtent l'annonce  dans plusieurs villes catalanes, le Sénat espagnol autorise la mise en œuvre de l'article 155 de la Constitution qui permet au gouvernement de Mariano Rajoy d'administrer directement la Catalogne. Le chef du gouvernement espagnol annonce la destitution du président séparatiste catalan Carles Puigdemont, de son cabinet et du directeur de la police de Catalogne ainsi que la dissolution immédiate du parlement catalan, en vue de la tenue d'élections le 21 décembre. 

Paris, Berlin, Londres, Ottawa, Washington, l'Otan et l'ONU, ont fait savoir qu'ils soutenaient l'unité de l'Espagne. 

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker déclare que l'UE n'a "pas besoin d'autres fissures". Pour Donald Tusk, la déclaration d'indépendance catalane ne "change rien" pour l'UE. "L'Espagne demeure notre seul interlocuteur" dit-ils le président du Conseil européen espère "que le gouvernement espagnol privilégiera la force des arguments et non les arguments de la force", a ajouté Tusk. 

28 octobre : tout l'exécutif catalan est officiellement destitué

Après une nuit éclairée par les feux d'artifice des indépendantistes, Barcelone se réveille théoriquement indépendante.

Le journal officiel annonce que le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et sa numéro deux Soraya Saenz de Santamaria prennent directement les rênes de l'exécutif catalan, en remplacement du président indépendantiste Carles Puigdemont et de son numéro deux Oriol Junqueras, destitués vendredi soir avec leur équipe. Le document annonce également la destitution du chef de la police catalane, l'emblématique Josep Lluis Trapero, déjà sous le coup d'une enquête pour "sédition". Près de 150 hauts responsables de l'administration catalane seront démis de leurs fonctions.

Alors qu'à Madrid on défile contre l'indépendance de la Catalogne, à Barcelone Carles Puigdemont appelle à "s'opposer démocratiquement à l'application de l'article 155" et refuse sa destitution prononcée par Mariano Rajoy.

29 octobre : les Catalans du non à l'indépendance sont dans la rue

Au cris de "Puigdemont, en prison !" ce sont des centaines de milliers de partisans de l'unité de l'Espagne qui ont déferlé dimanche, dans les rues de Barcelone, pour dire non à l'indépendance de la Catalogne, deux jours après la déclaration d'indépendance du Parlement.   

Selon la police municipale ils étaient 300 000. La préfecture et les organisateurs parlent, eux, d'une participation allant d'un à 1,3 million de personnes.  

"Votarem, votarem", (nous voterons) scandaient dimanche les manifestants, en reprenant le slogan des indépendantistes en faveur d'un référendum d'autodétermination alors que Madrid a convoqué des élections pour le 21 décembre. Selon un sondage du quotidien El Mundo, les indépendantistes perdraient la majorité, en n'obtenant au maximum que 65 des 135 sièges. L'enquête, réalisée avant la déclaration d'indépendance, accorde 42,5% des voix aux sécessionnistes et 54,5% aux non-indépendantistes. En Catalogne, plus de la moitié des 7,5 millions d'habitants viennent d'ailleurs ou sont des enfants issus de familles d'autres régions d'Espagne.

30 octobre : des poursuites sont intentées

Une plainte contre les membres de l'exécutif catalan a été présentée devant l'Audience nationale, à Madrid pour rébellion sédition, malversation et prévarication. C'est le procureur général de l'État espagnol qui l'a annoncé ce lundi matin. 

Le procureur estime que "les principaux responsables politiques de la Généralité de Catalogne (exécutif) ont entraîné, avec leurs décisions et leurs agissements, une crise institutionnelle qui a débouché sur la déclaration unilatérale d'indépendance" du 27 octobre. Dans sa plainte, il demande qu'ils soient convoqués "de manière urgente" et qu'ils soient arrêtés s'ils ne se présentent pas.  Il appartiendra à ce tribunal chargé des dossiers les plus sensibles de décider si elle est recevable. La juge peut retenir toutes les charges requises ou seulement certaines d'entre elles. La rébellion est la plus grave de toutes car elle peut déboucher sur des peines de prison de 15 à 30 ans, autant qu'un assassinat ou un acte de terrorisme. 

Le parti indépendantiste du président catalan destitué Carles Puigdemont a annoncé lundi qu'il participerait aux élections régionales convoquées le 21 décembre par le gouvernement espagnol. La chose semble aller de soi mais pourtant certains pensaient que le mouvement indépendantiste pourrait refuser de participer à une élection imposée par Madrid. 

Le parti du vice-président de l'exécutif catalan destitué, Oriol Junqueras, a également indiqué son intention de "participer" d'une manière ou d'une autre à ces élections, bien qu'il les juge "illégitimes".  

"Les Catalans ne craignent pas les urnes (...) et le 21 décembre doit être une opportunité supplémentaire pour consolider la république" catalane, a déclaré de son coté le porte-parole du parti de gauche indépendantiste ERC, Sergi Sabria.

31 octobre : Puigdemont à Bruxelles  

On le disait en fuite et décidé à demander l'asile en Belgique. Le président destitué à donné une conférence de presse mardi matin à Bruxelles pour expliquer qu'il n'était là pour se soustraire à la justice mais pour _"agir de manière plus libre"_, pour être en sécurité et pour mettre la question catalane au coeur de l'Union européenne. Le président destitué a expliqué qu'il allait participer aux élections du 21 décembre et accepter le résultats des urnes. Il a donc demandé si l'Espagne compte faire de même en cas de victoire des indépendantistes. 

Alors que le président destitué de la Catalogne était en train de tenir sa conférence de presse, le tribunal constitutionnel d'Espagne a annoncé avoir annulé la déclaration unilatérale d'indépendance votée par le Parlement de Catalogne vendredi dernier.

En fin de journée on apprenait que Carles Puigdemont et son gouvernement sont convoqués en vue de leur inculpation par une juge de l'Audience nationale, un tribunal siégeant à Madrid spécialisé dans les affaires les plus complexes jeudi 2 et vendredi 3 novembre à partir de 9h00. Dans le cas où ils ne répondraient pas à cette convocation, le parquet devrait demander leur arrestation aux fins de comparution et que l'Espagne délivre un mandat d'arrêt international.

1er novembre : mais où est Carles Puigdemont

Le dirigeant indépendantiste catalan destitué n’est pas rentré en Espagne comme l'ont fait ses collègues du gouvernement. Installé à Bruxelles, sans qu'on sache où il se trouve exactement, il a fait savoir qu'il ne se rendra pas à la convocation de la justice espagnole, qui a ouvert contre lui une enquête pour sédition et rébellion, sans l'assurance de bénéficier d'un procès impartial.

Avec 13 de ses conseillers (ministres), Carles Puigdemont est convoqué jeudi à Madrid par une juge de l'Audience nationale qui pourrait l'inculper si elle suit les réquisitions du ministère public. Le procureur général de l'Etat requiert l'inculpation des dirigeants indépendantistes pour sédition et rébellion, délits passibles de 15 et 30 ans de prison. Il a demandé les mêmes poursuites contre la présidente et les membres du bureau du Parlement catalan qui, en raison de leur privilège parlementaire, doivent être entendus par un juge d'instruction de la Cour suprême. 

2 novembre : la détention provisoire 

La juge d'instruction de l'Audience nationale a suivi les réquisitions du parquet général et a ordonné le placement en détention provisoire de huit membres du gouvernement catalan destitué, après les avoir inculpés de sédition et rébellion.  Parmi ces huit responsables indépendantistes figure Oriol Junqueras, le numéro deux de l'exécutif catalan.  

Dans un court message diffusé par la télévision régionale catalane, Carles. Puigdemont a "exigé la libération" de ses collègues incarcérés, affirmant que la décision de la justice n'était "plus une affaire interne espagnole" et que la communauté internationale devait "se rendre compte du danger" qu'elle constituait.

La juge a également lancé vendredi un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont et quatre autres ministres qui ont refusé de comparaître. La justice belge va maintenant "étudier" le mandat d'arrêt a indiqué un porte-parole du parquet fédéral belge. 

A Barcelone, et dans les autres villes de la Catalogne, les manifestations se succèdent au cri de "liberté" et "Puigdemont est notre président". Une grève générale est dores et déjà convoquée pour mercredi.

4 novembre : appel à l'unité

C'est depuis la Belgique où il est réfugié que Carles Puigdemont s'est dit "disposé" à être candidat aux élections convoquées pour Madrid pour le 21 décembre pour lesquelles le président destitué a appelé à l'unité des indépendantistes.

"Le moment est venu pour tous les démocrates de s'unir. Pour la Catalogne, pour la liberté des prisonniers politiques et la République", a-t-il écrit sur son compte Twitter. 

L'ancien journaliste renvoie dans son tweet vers une pétition en ligne appelant à la constitution d'une "liste unitaire" indépendantiste, qui avait recueilli plus de 50.000 signatures samedi en fin d'après-midi. Une initiative reçue avec réticence par les principaux leaders séparatistes.
 

Au Camp Nou, le FC Barcelone et ses supporters ultras ont déployé des banderoles de soutien pour demander la libération des membres du gouvernement catalan incarcérés par la justice espagnole pour sédition et rébellion et les ultras ont scandé le mot "Llibertat" ("Liberté" en catalan).    
 

Même soutien de la part du public du Barça basket.

5 novembre : privés de liberté à 9H17

Il l'avait twitté la veille au soir soir. Carles Puigdemont disait se tenir à la disposition de la justice Belge : "Nous sommes prêts à collaborer pleinement avec la justice belge après l'émission du mandat d'arrêt européen par l'Espagne".

Ce dimanche matin, le président catalan destitué et ses quatre conseillers se sont rendus à la police belge. Ils sont auditionnés par un juge d'instruction belge dans le courant de l'après-midi mais pas incarcérés. Le 11 novembre, des centaines de milliers de personnes manifestent à Barcelone pour réclamer la libération de dirigeants séparatistes emprisonnés, eux, en Espagne.
 

5 décembre : Carles Puigdemont respire

Le Tribunal suprême espagnol annonce le retrait du mandat d'arrêt international qu'il avait émis contre l'ancien président de la Catalogne et quatre membres de son gouvernement. Officiellement, il s'agit de leur permettre de rentrer en Espagne pour participer aux élections du 21 décembre.

21 décembre : nouvelle victoire des indépendantistes

Les élections organisées par Madrid donne finalement le résultat inverse de celui qu'espérait le gouvernement espagnol : les partis séparatistes obtiennent collectivement la majorité absolue d'une courte tête, même si les résultats parti par parti profitent aux unionistes. Le parti de Mariano Rajoy fait un score catastrophique (3 sièges sur 135).

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