L'élection présidentielle en Centrafrique a lieu ce mercredi. Un scrutin avec 30 candidats censé permettre le retour à la paix, mais qui risque vite d’être contesté. Ici et là, on entend déjà des accusations de fraude.

Après trois années d’affrontements entre les anti-balaka chrétiens et les Séléka musulmans, après une période de transition de deux ans, ce scrutin est censé favoriser la réconciliation nationale. Les bureaux de vote ouvrent à 7 h et les Centrafricains ont le choix entre 30 candidats.Sans réelle surprise, les favoris sont des habitués de la politique .

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Certains n’ont pas réussi a obtenir leur carte électorale, d'autres l’ont recu en deux exemplaires. Serge, lui, a dû arpenter les bureaux de la ville pour obtenir une copie chiffonnée... Mais ce qui l’inquiète, ce n’est pas l’état du document, c’est l’argent qu’on lui a proposé en échange de son vote.

Le matériel installé grâce à 300 véhicules de location

De son côté, le porte-parole de l’autorité nationale des élections reconnaît des erreurs mais promet un scrutin transparent . Pour Julius Rufin Ngouadé Baba, toutes les urnes sont prêtes, et les bulletins de vote ont été acheminés vers les 16 sous-préfectures du pays. Sur tous ces territoires, la matériel a été déployé en aéronef puis avec 300 véhicules loués, pour procéder au déploiement : en véhicule, à moto, à bicyclette, par pirogue... Tous les moyens sont bons.

Impossible pourtant de savoir si les observateurs des différents partis politiques pourront réellement surveiller l’élection. Hier soir plusieurs centaines d’accréditations n’avaient toujours pas été distribuées.

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